Par François Ferland,
MontrealAlouettes.com

Montréal -
Sans conteste, Sam Etcheverry a été l’une des figures dominantes de l’histoire du sport professionnel à Montréal. Ses exploits ont marqué l’une des plus riches décennies de cette histoire, celle de 1950 à 1960.

À cette époque où la carrière flamboyante de Maurice « Rocket » Richard marquait à tout jamais l'Histoire du Québec, s'imprimait en même temps le récit de ce qu'accomplissait Sam Etcheverry pour les Alouettes et le football chez nous.

Étincelant, en noir et blanc
J'ai eu la chance de voir Etcheverry à l'œuvre. J'étais haut comme trois pommes quand le premier téléviseur acquis par mes parents m'a permis de faire connaissance, en noir et blanc, avec le football. En compagnie de mon père, j'ai tout de suite eu de l'intérêt pour ce sport en écoutant la description des matches des Alouettes que faisait l'un des grands commentateurs sportifs que le Québec ait connus, en l'occurrence feu Michel Normandin.

Cette portion nouvelle et magique de mon existence a été marquée par le jeu étincelant de celui qui portait le numéro 92. À cette époque, il était habituel de voir les quarts porter des numéros aussi élevés. Et c'est par lui, Sam Etcheverry, qu'a été engendré mon intérêt pour le football et les Alouettes. Ses passes, puissantes, précises, et souvent longues, à Hal Patterson, Red O"Quinn et Joey Pal, m'impressionnaient. J'ai vite compris pourquoi le surnom « The Rifle » était accolé à Sam Etcheverry. Les « bombes » qu'il faisait éclater dans la défense adverse ont balisé quelques-unes des plus brillantes saisons de l’histoire des Alouettes.

Etcheverry a porté le rouge et le blanc, les premières couleurs des Alouettes, de 1952 à 1960. Trois années de suite, de 1954 à 1956, il les a conduits jusqu'au match de la coupe Grey. En 1956, il a totalisé plus de 4 000 verges par la passe, une première dans l’histoire de la Ligue canadienne de football. Six fois il fut élu dans l’équipe d’étoiles de la division Est, que l’on identifiait à l'époque comme le « Big Four ».

Le grand Sam avait troqué son légendaire numéro 92 contre le 14, quand il fut échangé, après la saison 1960, aux Tiger-Cats de Hamilton, en compagnie de celui qui était sa cible de prédilection, Hal Patterson. Comme des milliers de partisans des Alouettes, cette perte m'a grandement attristé. Je ne pouvais me résigner à l'idée que cette icône des Alouettes allait dorénavant se battre contre « mon » équipe.

Mince consolation, Etcheverry, lui aussi affligé par cette transaction, a choisi de ne pas se présenter aux Tiger-Cats. Il s’est plutôt tourné vers la Ligue nationale ou l"ont accueilli les Cardinals de Saint Louis. Encore là, grâce aux premières retransmissions de matches de la NFL, décrits par Yves Létourneau, à l'antenne de Radio-Canada, j'ai pu prolonger le plaisir de voir à l'œuvre celui qui m'avait fait découvrir le football.

La conquête réconfortante de 1970
J'ignorais alors que ce plaisir allait se décupler quelques années plus tard. Nous sommes en 1970. J'en suis à mes premières années comme journaliste sportif. Au service de Montréal-Matin, je couvre le Canadien junior, qui faisait alors partie de la Ligue de hockey junior A de l'Ontario. Fin novembre de cette année-là, le match de la coupe Grey met aux prises les Alouettes et les Stampeders de Calgary, à Toronto, sur le terrain de l'ancien terrain de l'Exposition nationale. Sam Etcheverry est l'entraîneur en chef de l'équipe montréalaise. Son retour avec celle-ci m'avait grandement réjoui.

Le vendredi de cette fin de semaine de la coupe Grey, je me trouvais à Niagara Falls, ou le Canadien junior affrontait les Flyers. Mon patron me demanda d'aller rejoindre mes collègues Jean-Paul Sarault et Gilles Bourcier, pour les aider sur la couverture de l'affrontement Alouettes-Stampeders. Cette occasion de vivre un moment historique (les Alouettes étaient en quête de la deuxième coupe Grey de leur histoire, eux qui l'avaient remportée en 1949), et d'avoir enfin la chance d'interviewer Sam Etcheverry, me comblait de bonheur.

À une minute de la fin du match, au moment ou se profilait de façon sûre le triomphe de 23 à 10 des Alouettes, j'ai pu descendre sur le terrain et vivre ces derniers instants tout près du banc des Alouettes. Quelle expérience ce fut de voir Etcheverry porté en triomphe par ses joueurs !

Apothéose
À la renaissance des Alouettes, en 1996, et dans les années qui ont suivi, j'ai eu l'occasion de réaliser des entrevues avec « The Rifle » pour Le Journal de Montréal. Elles me laissent le souvenir d'un gentilhomme, qui aimait profondément les Alouettes, Montréal et le Québec.

Monsieur Etcheverry, ce fut un privilège de vous rencontrer. Et jamais je n'oublierai ces premières heures ou votre numéro 92 m'a marqué.

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19h00 jeudi, 13 juin 2013
Jeux à venir
Matchs à venir Calendrier complet
Jeu 13/06/13 Hamilton Montréal 19h00 HE
Jeu 20/06/13 Montréal Toronto 19h00 HE
Jeu 27/06/13 Montréal Winnipeg 21h00 HE
Jeu 04/07/13 Winnipeg Montréal 19h00 HE
Ven 12/07/13 Calgary Montréal 19h30 HE
Sam 20/07/13 Montréal Calgary 19h00 HE
Jeu 25/07/13 Edmonton Montréal 19h30 HE
Jeu 08/08/13 Toronto Montréal 19h30 HE
Sam 17/08/13 Montréal Saskatchewan 16h00 HE
Jeu 22/08/13 C.-B. Montréal 19h30 HE
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