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29 septembre 2018

Tout peut basculer

En un clin d’œil, tout peut basculer. Parlez-en à Tyrell Sutton. Un jour, tu vois ton visage partout sur des affiches dans une ville qui t’a adopté, le suivant, tu plies bagage et quittes pour l’autre bout du pays.

Si vous connaissez un peu Sutty, vous savez combien il aime Montréal (malgré les travaux routiers !) et combien il vous aime, vous, les fans. « J’ai toujours voulu rester à un seul endroit », a-t-il admis après l’échange qui en a surpris plus d’un, incluant ses coéquipiers.

« Je suis encore un peu sous le choc, avoue celui qui prend officiellement la relève, le demi offensif William Stanback. Je ne pensais pas que ça se produirait si vite, pas cette année. J’avais hâte de jouer avec lui, qu’on soit comme un couteau à deux tranchants. »

On aurait tendance à croire que les deux se disputaient le poste de partant, mais, à vrai dire, leurs plus grands affronts étaient virtuels. Espérons que les gars pourront continuer de se mettre au défi via leurs consoles malgré les trois heures de décalage.

Nos Alouettes seront à court d’un soldat ce dimanche alors qu’ils affronteront les Roughriders de la Saskatchewan pour une deuxième fois cette saison à 13 h au stade de McGill, mais le changement ne devrait pas trop se faire sentir considérant que Stanback a livré de bonnes performances en remplacement de Sutton dans les dernières semaines. Visiblement, le transfert de connaissances a été réalisé avec brio.

« Il m’a enseigné tout ce que je devais savoir sur cette ligue, affirme Stanback qui est déterminé à mettre les pieds dans la zone des buts rapidement. Il a été comme mon grand frère. Maintenant, je sais quel rôle je dois jouer. »

Non sans laisser paraître l’émotion, André Bolduc a lui aussi affirmé que Tyrell avait su bien former la relève dans les derniers mois. « Sutty a été un excellent modèle pour les plus jeunes. Je repoussais ses limites et il repoussait les miennes. Travailler avec lui m’a certainement fait grandir comme coach. »

Il nous manquera, mais on ne s’inquiète pas trop. Sutty a un cœur de lion.

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Ceci étant dit, la recrue William Stanback fait l’unanimité. Il a tout à fait le potentiel de devenir un grand porteur de ballon dans cette ligue. « Il est grand, il est rapide, il est physique et il est excellent en protection », assure Bolduc.

Et il est jeune… C’est l’objectif : rajeunir nos troupes.

Le jeu au sol n’a pas été l’arme la plus utilisée par l’attaque dernièrement, mais on pourrait penser qu’il jouera un plus grand rôle ce dimanche contre les Riders, puisque les gars affronteront le pass-rusher élite Charleston Hughes. Ce sera un autre bon test pour Stanback, justement.

De l’autre côté du ballon, la confiance règne toujours. Le demi défensif étoile Tommie Campbell, qui vient de prolonger son contrat de deux ans, est d’avis que de « frapper les Riders au visage dès le début du match » est la clé pour freiner Zach Collaros et son unité. OK, il ne veut pas dire ça littéralement, mais on peut s’attendre à ce que la tertiaire entame le match de manière très, très agressive.

Si un gars a raison d’être particulièrement motivé en défense c’est le secondeur vétéran Chip Cox. Il ne lui manque que trois plaqués défensifs pour accéder au quatrième rang de l’histoire de la LCF.

Autre joueur à surveiller : Boris Bede. Sa contribution à la victoire contre les Riders plus tôt cet été avait été énorme – cinq bottés de placement, dont un de 45 verges – et elle pourrait être tout aussi importante ce dimanche compte tenu de l’imperméabilité la défense adverse.

Un dernier coup pour tenter d’accéder au match éliminatoire ! Si vous n’avez pas encore acheté vos billets, faites-le maintenant parce qu’en un clin d’œil, tout peut basculer…