31 octobre 2018

Nos Alouettes nous offrent un spectacle intergénérationnel et une victoire contre Toronto

Cocktail météo et d’émotions au stade de McGill dimanche tandis que nos Alouettes l’emportaient 40 à 10 contre les Argonauts de Toronto.C’était le dernier match à domicile de la saison et possiblement le dernier en carrière des grands John Bowman et Luc Brodeur-Jourdain. Si tel est le cas, ils pourront dire qu’ils ont épaté la galerie à leur dernière sortie en sol montréalais. John a marqué son deuxième touché en carrière avec les Alouettes (il avait mis les pieds dans la zone des buts lors d’un match éliminatoire en 2009), tandis que Luc a tenu le fort au poste de centre pour permettre à Johnny Manziel d’obtenir sa première victoire comme quart partant dans la LCF et aux deux meneurs de jeu, autant Manziel que Pipkin, de sortir indemnes du duel. Zéro sac alloué, c’est pas d’la p’tite bière.

Celui qui s’est fait aussi discret à l’extérieur des lignes de côté que foudroyant sur le terrain au cours de ses 13 saisons avec l’équipe, le secondeur Chip Cox, a quant à lui mis fin à la dernière possession du match des Argos en réalisant un sac pour une perte de 7 verges à la ligne de 28 de Toronto. La saison a eu beau ne pas se dérouler comme on l’avait imaginé, les vétérans n’avaient clairement pas dit leur dernier mot.

Billy Parker, entraîneur des demis défensifs et ancien coéquipier de John, Chip et Luc, était heureux de voir des gars avec qui il s’est lié d’amitié au fil du temps terminer l’année à la maison en beauté. « Je suis content pour toute l’équipe. C’est bon de voir les pièces s’assembler, surtout lors du match d’appréciation des partisans, a-t-il dit souriant après avoir pris le temps de remercier des fans heureux. Voir Bow réussir ce jeu, puis Chip réaliser un sac du quart immédiatement après m’a vraiment fait plaisir. Vraiment. »

La fiche de cette saison ne sera que légèrement meilleure que celle de l’an dernier, mais l’atmosphère qui règne, la progression et le talent en place ne sont en rien comparables à la situation de 2017. Selon plusieurs, dont John Bowman, l’organisation est sur la bonne voie.

« Quand tu compares cette année à l’an dernier, cette année, à part peut-être trois matchs, tous les matchs étaient à notre portée. Quelques erreurs en moins et on avait huit ou neuf victoires au lieu de seulement trois. Les bases ont été jetées, la culture change. L’équipe est beaucoup plus compétitive qu’elle ne l’était la saison dernière », a confirmé le fameux numéro 7 plus tôt cette semaine.

La preuve c’est que de jeunes étoiles montantes comme William Stanback ou encore Antonio Pipkin ont réussi à se tailler une place dans le groupe et ont envie de revenir.

« Cette organisation représente beaucoup pour moi parce qu’elle a cru en moi, nous a confié Will après le match. J’ai vécu beaucoup de choses dans ma vie et je suis très reconnaissant à l’égard des gens d’ici qui m’encouragent et me poussent à aller de l’avant. »

Le demi offensif recrue est visiblement arrivé au match affamé et motivé à enfin mettre les pieds dans la zone des buts. Après une course fulgurante de 72 verges la semaine dernière contre les mêmes adversaires, Will a finalement réussi à inscrire des points au tableau pas une, mais deux fois. C’est après avoir couru sur 42 verges et s’être légèrement enfargé à la porte de la zone des buts que le porteur a inscrit le premier touché du match pour clore le quart initial par la marque de 10 à 4.

On n’a pas eu le temps de s’ennuyer du tout en première demie. À leur première séquence à l’attaque nos Alouettes ont fait appel aux services de Boris Bede pour porter le score à 13-4 et la suite fut encore plus intéressante. Le demi défensif Tevaughn Campbell a commencé par rabattre une passe de Franklin sur un deuxième essai et trois à notre ligne de 38. Les Argos ont naturellement opté pour la tentative de placement, une tentative bloquée par le joueur de ligne défensive Woody Baron. John Bowman s’est alors emparé du ballon pour la première fois du match, effectuant une rare course de 8 verges.

Ça ne s’arrête pas là ! L’attaque est entrée sur le terrain en trombe et a marqué à son premier essai. Un jeu truqué d’un total de 61 verges dans lequel Eugene Lewis nous a montré qu’il avait possiblement la fibre de quart-arrière en complétant une passe payante au receveur canadien George Johnson. En fait, pas possiblement, on le savait déjà. Geno, qui a connu des saisons de plus 1 000 verges par la passe et au sol comme pivot à l’école secondaire, nous avait vendu le punch il y a quelques semaines en promettant de nous montrer qu’il savait lancer. Après un autre botté de placement réussi de Boris Bede, le pointage était de 23 à 4 avant la pause.

Malgré un touché des Argos au troisième quart, l’avance de nos Alouettes n’a jamais réellement été menacée. Pas grand-chose à redire sur l’unité défensive de Rich Stubler qui se veut un exemple de constance depuis quelque temps déjà. Le travail de Tevaughn Campbell en couverture s’est fait remarquer à plusieurs reprises dans les coins, le nouveau venu Greg Reid a été productif avec sept plaqués, dont au moins deux à champ ouvert, tandis que la ligne défensive et les secondeurs ont allié leurs forces pour réaliser pas moins de cinq sacs.

Véritable spectacle intergénérationnel, le quatrième quart a d’ailleurs démarré sur des sacs consécutifs de Woody Baron et de John Bowman qui, grâce à ce 126e sac, est officiellement à égalité avec Stewart Hill au 7e rang de l’histoire de la ligue pour le plus grand nombre de sacs en carrière #TempledelaRenommée

Quelques minutes plus tard, John marquait son touché pour propulser l’avance de nos Alouettes à plus de trois possessions. Avec Antonio Pipkin au volant, nos Alouettes ont conclu le match en confiance. Courte passe latérale à William Stanback et dix verges plus tard l’affaire était dans le sac. 40-10 Alouettes. Une dernière victoire à domicile pour vous qui nous avez encouragés toute l’année. Merci !