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30 avril 2019

La longévité : un facteur déterminant du repêchage 2019

Le repêchage 2019 débute ce jeudi à 20h et l’équipe de dépisteurs, menée par l’ancien joueur étoile Miles Gorrell, se tient prête. Sachant que le choix de première ronde a été utilisé pour sélectionner le joueur de ligne à l’attaque convoité Tyler Johnstone l’an dernier, sera-t-on en mesure d’optimiser l’alignement davantage avec les choix restants ? Selon Gorrell, absolument.

« On dispose de quatre choix parmi les 21 premiers, considérant qu’on a droit à une exemption territoriale. On devrait mettre la main sur des joueurs qui ne seront pas forcément partants cette saison, mais qui pourront évoluer avec nous, » affirme-t-il.

Le directeur du dépistage national, qui a lui-même été sélectionné par les Tiger-Cats de Hamilton comme exemption territoriale, maintient que le choix supplémentaire octroyé à la fin de la deuxième ronde peut s’avérer un avantage considérable.

« On pense à long terme, particulièrement cette année. Les Scott Flory sont rares, dit-il en faisant allusion au succès immédiat de l’ancien Alouette dans la LCF. Il est crucial pour nous de recruter des joueurs qui souhaiteront rester avec nous plus de deux saisons. Une exemption territoriale c’est un gars d’ici de plus. Un gars qui connait l’environnement, qui connait la culture, qui n’aura pas de difficulté à apprivoiser la cadence de la ville. »

Le bassin de 2019 est composé de plusieurs Québécois susceptibles d’être particulièrement utiles pour notre effectif. On pense aux receveurs Justin McKinnis et Hergy Mayala qui ont connu de brillantes carrières universitaires aux É.-U., mais qui sont originaires de la région montréalaise, ou encore aux joueurs de ligne à l’attaque Samuel Thomassin du Rouge et Or et Grégoire Bouchard de Western.

Le 514 pourrait également s’afficher sur les téléphones de joueurs de ligne défensive et de demis défensifs. La cuvée 2019 n’est pas à court de solides athlètes à ces positions.

« Lorsqu’on parle à des gars d’ailleurs, on examine leur parcours. Si un joueur est resté chez ses parents dans un village de l’Ouest toute sa vie, on se dit qu’il aura peut-être le mal du pays en atterrissant dans notre métropole où tout le monde parle français. L’aspect psychologique n’est pas à sous-estimer, affirme Gorrell. »

L’idée n’est pas forcément de combler des besoins, mais de dénicher les diamants bruts. Comme Bruce Arians, entraîneur-chef des Buccaneers de Tampa Bay l’a dit : « quand tu repêches pour répondre à des besoins immédiats, tu perds. » Il faut repêcher les meilleurs joueurs disponibles et la longévité compte pour beaucoup, particulièrement pour une équipe qui cherche à former de nouvelles étoiles de la trempe de Luc Brodeur-Jourdain. Rappelez-vous, d’ailleurs, que Luc a été le dernier à être repêché en 2008 et qu’il est toujours ici, 11 ans plus tard…