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5 juillet 2019

Will Stanback s’illustre et Khari Jones obtient sa première victoire comme entraîneur-chef

Alors c’était ça la clé pour battre les Ticats : donner le ballon à William Stanback. Le demi offensif a terminé le match avec pas moins de 203 verges au sol et 3 touchés, aidant grandement l’équipe à prendre sa revanche contre le jaune et noir de Hamilton et devenant, par le fait même, le premier porteur des Alouettes à parcourir plus de 200 verges en un match depuis Mike Pringle en 1998.

« J’ai gagné en confiance tout au long du match et j’avais mes gars derrière moi qui me poussaient à courir encore plus fort à chaque jeu, a confié Will aux médias suite à sa remarquable performance. J’avais la bonne équipe pour me permettre de surfer sur mes premiers gros jeux. On a gardé la pédale enfoncée jusqu’à la fin et compris que le match n’était pas terminé avant que le compteur soit à zéro. »

Nos oiseaux ont donc remporté leur premier match à domicile de la saison par la marque de 36 à 29 et, on va se le dire, ÇA FAIT DU BIEN ! Une première victoire pour Khari Jones qui, malgré avoir été catapulté au poste d’entraîneur-chef, a clairement le respect et le contrôle de son vestiaire. Il a pris quelques risques hier soir, fait preuve de créativité, il a montré sa confiance en son botteur aussi, mais surtout, il a vu juste en misant sur la course contre la défense des Ticats.

« J’aime la composition de notre équipe et je l’ai dit dès le début. J’ai vu des occasions de faire des jeux avec ces gars-là et, ce soir, on a réussi à en faire plus que lors des deux premiers matchs, a dit Coach Khari en point de presse après la victoire. Si on peut porter le ballon sur plus de 200 verges chaque semaine, tant mieux, mais ce que je veux c’est qu’on soit une équipe qui fait ce qui doit être fait pour gagner des matchs. »

Simoni Lawrence, qui chantait à tue-tête comme toujours pendant l’échauffement, n’a pas célébré fort fort, disons, une fois le match commencé. Si Will Stanback a été aussi dominant, c’est aussi en bonne partie grâce au travail effectué en protection par nos gars de la ligne offensive. Étaient-ils particulièrement motivés à offrir la victoire à leur coéquipier Luc Brodeur-Jourdain qui a tiré sa révérence après le match ? Certainement. Le résultat parle de lui-même : ils ont ouvert les brèches et n’ont alloué qu’un seul sac. Une énorme progression par rapport à la semaine dernière ! Ça va peut-être donner à notre gentil géant l’envie de revenir 😉

D’ailleurs, Will n’a pas manqué de faire les éloges de son front protecteur. « Les gars sautaient au visage des Ticats et c’est ce dont on avait besoin, c’est notre identité et le swag qu’on veut avoir match après match après match. C’était essentiel pour nous de prouver qu’on était capable de courir, particulièrement contre l’équipe qui est actuellement en tête de l’Est. On voulait récolter notre première victoire, particulièrement à domicile, et offrir une soirée vraiment spéciale à Luc. »

Au poste de receveur, c’est Quan Bray qui est sorti du lot. On vous avait dit de l’avoir à l’œil, hein? Les nouveaux joueurs sont souvent dangereux pour les équipes qui ne possèdent pas suffisamment de film pour parvenir à bien les cerner. En plus, évidemment, Quan, un ancien d’Auburn, est ultra talentueux. L’explosif numéro 4 a fait ses preuves au camp d’entraînement et ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne soit appelé à enfiler son uniforme. Le receveur a été le plus souvent visé, accumulant 54 verges en huit réceptions.

« J’étais prêt. Je suis fait comme ça. Quand c’est mon heure, c’est mon heure, a affirmé Quan qui s’attendait à ce que son rôle ne soit pas limité très longtemps à l’équipe d’entraînement. On a donné aux fans un petit avant-goût de ce qu’on est capable de faire. Quelques erreurs ont été commises ici et là, mais ce n’est que le début. »

Toujours en attaque, BJ Cunningham s’est à nouveau montré fiable. Le ballon s’est retrouvé dans ses mains moins souvent qu’à l’habitude, mais il s’est assuré que chaque réception compte. Au 3e quart, il a propulsé l’équipe en territoire adverse en transformant une courte passe de Vernon Adams en gros jeux de 46 verges (39 après l’attrapé). En entrevue dans Le Survol, BJ s’était d’ailleurs exprimé sur l’importance d’aller chercher ces verges supplémentaires après réception. Ils font une différence. La preuve : ce jeu a été le premier de la séquence ayant permis à Will de marquer son deuxième touché qui a redonné les devants à nos Alouettes.

Mais ce n’est pas sans l’ardeur des unités spéciales et de la défense que l’équipe a remporté sa première victoire de l’année. Coach Jones était fier de l’ensemble de son groupe.

« La défense a aussi rehaussé son niveau de jeu et on a vu de belles choses de la part des unités spéciales. On a gagné en équipe et, ça, c’était important. Dans la deuxième demie, la défense a réussi quelques two and outs qui nous a grandement aidés. On a parlé cette semaine de l’importance de conserver notre ardeur en deuxième demie et de freiner l’élan de Hamilton pour prendre le nôtre. Je pense que ça a été un moment clé du match. Je suis fier de tout le groupe. »

Le premier de l’unité défensive à s’illustrer a été Glenn Love. Le secondeur qui remplace actuellement Bo Lokombo a réussi l’interception qui a semblé donner le ton au match. Après une première séquence fructueuse grâce à un botté de placement de Boris Bede, nos Alouettes ont récupéré le ballon motivés à rendre justice au revirement causé par Love. Et c’est ce qu’ils (Will Stanback principalement) ont fait en marquant immédiatement le premier touché de la soirée.

Pat Levels, qui a réalisé six plaqués, la voulait cette première victoire dans son nouvel uniforme. Le secondeur de petit gabarit qui nous est arrivé pendant la période d’ouverture du marché des joueurs autonomes répétait sans cesse C’est chez nous ici depuis le banc de nos Alouettes. Ryder Stone a quant à lui montré qu’il existe d’autres porteurs de ballon canadiens prometteurs en se démarquant sur les retours de botté d’envoi et en protection sur les retours de bottés de dégagement.

Mesdames et messieurs, on a une équipe. Une bonne équipe menée par un entraîneur qui connait le jeu canadien comme le fond de sa poche. On a un quart qui, sans avoir nécessairement produit les jeux les plus spectaculaires hier soir, a su brillamment prendre ce qui lui était donné. On a une équipe et une belle saison en perspective.

On se revoit le samedi 20 juillet pour le match de la Famille contre Edmonton ! Si vous avez envie de voyager un peu, réservez vos sièges à bord du Bus des partisans pour venir nous voir jouer à Ottawa samedi prochain !

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