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9 janvier 2020

Exigeant, mais fascinant. Faites la connaissance de Gary Stern.

On est sans doute plusieurs à avoir eu la même réaction lorsque la ligue a dévoilé l’identité des nouveaux propriétaires de l’équipe, Sid Spiegel et Gary Stern : « Ben voyons, c’est qui ça? »

Vous n’êtes certainement pas seul à vous être emparé de votre téléphone pour rechercher leurs noms, Crawford Steel ou S and S Sportsco sur Google. J’ai personnellement effectué chacune de ces recherches, soigneusement étudié mon fil d’actualité Twitter, puis lu la quasi-totalité des articles abordant le sujet de la vente de l’équipe. Des heures à épier tout ce qui se disait sur nos nouveaux propriétaires pour, finalement, ne pas apprendre grand-chose à leur sujet. Ontariens, gourous de l’acier, un père et son gendre, mais encore?

À la suite de l’annonce, M. Stern a consacré deux journées complètes à ses nouveaux employés en rencontrant chacun des services de l’organisation – des partenariats corporatifs, au marketing, à la billetterie. Et croyez-moi sur parole, M. Stern, ou Gary pour les intimes, a beau ne pas prendre plaisir à participer aux entrevues médiatiques, il possède toutes les qualités d’un bon orateur. Il est direct, honnête, étonnamment charismatique, il sait motiver ses troupes et n’a certainement pas hésité à exprimer ses attentes à l’égard de l’ensemble du personnel. Gary veut une organisation saine; autant sportivement que financièrement. On comprend ça.

Voici 10 choses à savoir sur notre nouveau propriétaire volubile et passionné :

  1. Il rêvait de devenir prof d’édu ⛹️

Petit, alors qu’il fréquentait l’école publique, Gary est tombé amoureux du sport.

« Je n’ai jamais été un très bon élève, admet-il. Mes frères et sœurs rapportaient des bulletins parfaits à la maison, tandis que les miens parlaient plutôt de mon potentiel. En toute honnêteté, tout ce que je voulais c’était de faire du sport parce que c’est ce que j’aimais. Et j’étais bon. Le sport c’est compétitif et je suis compétitif. Mes héros étaient mes enseignants d’éducation physique et mes entraîneurs. »

Le rêve de Gary était donc de devenir comme ses héros. Il souhaitait pouvoir enseigner les valeurs de saines habitudes de vie et de travail d’équipe aux jeunes.

  1. Pourtant, il a choisi de suivre les traces de son beau-père 👨🏻‍💼

En entamant ses études à l’Université York, Gary s’est découvert un intérêt pour la politique et les finances. Ces matières, qui l’amenaient à réfléchir comme jamais auparavant, l’ont éventuellement poussé à remettre son choix de carrière en question.

« Je me suis mis à me questionner sur ma vocation. Je voulais changer les choses et, soudainement, je n’étais plus certain d’avoir emprunté le bon chemin. »

Puis, Gary a rencontré l’amour de sa vie, sa femme Julie. Il avait 21 ans à l’époque et, tout naturellement, a dû avoir de multiples discussions avec son beau-père, Sid Spiegel.

« J’ai toujours trouvé Sid fascinant. Exigeant, mais fascinant. Il m’a invité à me joindre à l’entreprise familiale et m’a convaincu de déménager dans sa ville natale de Belleville. Ce n’était pas de l’éducation physique, ce n’était pas la métropole torontoise dans laquelle j’avais grandi. C’était une décision terrifiante, mais je n’ai jamais regretté d’avoir fait le saut. Sortir de ma zone de confort a été ma plus grande réalisation. »

Après 42 ans à brasser des affaires avec son beau-père, Gary a appris que les décisions les plus difficiles à prendre sont souvent les plus gratifiantes.

  1. Comme son beau-père, il est fascinant. Exigeant, mais fascinant.  🙌

« Je veux simplement que les gens croient en notre produit et soient enthousiastes », a affirmé Gary après avoir passé plusieurs heures en rencontre avec le personnel.

Ce qu’il faut savoir c’est que l’énergie de Gary se nourrit de sa passion pour le travail acharné et il s’attend à ce que ceux qui l’entourent soient pareils. Sa capacité d’écoute et à retenir l’information est fascinante. Les questions et les observations qui s’ensuivent, elles, sont exigeantes. Il fait preuve d’une rigueur dont l’organisation aura sans doute besoin pour continuer d’évoluer.

« J’ai toujours dû prouver que j’étais à la hauteur et veiller à ce que nos entreprises soient rentables. »

À partir du moment où Sid Spiegel lui a confié les rênes de sa compagnie d’acier, Gary a compris qu’il allait devoir faire tout en son pouvoir pour assurer la réussite de l’entreprise fructueuse dont le tandem est fier propriétaire aujourd’hui. M. Spiegel n’a pas simplement passé le flambeau à son gendre. Au fil des ans, les deux hommes d’affaires ont bâti un véritable partenariat fondé sur leur dévouement sans bornes. Les Alouettes ne deviendront probablement jamais le projet le plus lucratif du duo, mais il est attendu que l’équipe soit en meilleure position d’ici deux ans.

  1. Il fait passer les idées à la réalité 📈

Le plan sur trois ans de nos propriétaires est assez simple.

Année 1 : Nourrir la passion de l’organisation et transmettre à chacun de ses membres la conviction qu’ils font partie d’une équipe incroyable. Ah, et remporter la Coupe Grey.

Année 2 : Démontrer que notre organisation en est une pour laquelle les employés et les joueurs sont fiers de travailler et que les gens, en général, respectent. Partager l’enthousiasme qui se sera répandu à l’interne avec le Québec tout entier. Gagner la Coupe Grey, bien sûr.

Année 3 : Fleurir. Et sans doute gagner la Coupe Grey à nouveau. Pourquoi pas !?

  1. Il était sincère quand il a parlé d’améliorer nos installations 📂

« Ce serait prématuré de parler d’un nouveau stade. Toutefois, il est essentiel qu’on puisse se doter d’un centre d’entraînement où seraient également logés nos bureaux. Tout le monde doit être sous le même toit. Idéalement, ce nouvel établissement serait mis en place dans les deux prochaines années. »

La santé de l’organisation dépend de celle des joueurs et de nos processus de communication. Présentement, l’équipe ne possède ni son propre terrain de pratique, ni de salle de musculation. Les joueurs doivent souvent se déplacer pour aller au gym, tandis que les employés sont répartis entre deux bureaux – le premier au centre-ville, le deuxième au Stade olympique. Disons que ce n’est pas idéal d’un point de vue opérationnel. Il serait certainement avantageux, à plusieurs égards, de rassembler toute l’organisation, comme une belle grande famille.

Sachez que Sid Spiegel et Gary Stern sont aussi investisseurs immobiliers. Une autre corde importante à notre arc, peut-être?

  1. Il a bel et bien déjà vu le stade Percival-Molson 🏟️

 La famille de Gary assistait à tous les matchs de son frère alors qu’il évoluait au poste de secondeur intérieur pour l’Université de Toronto, incluant ceux qui se disputaient au stade Percival-Molson. Encore aujourd’hui, il conserve de bons souvenirs de ses séjours chez nous et entretient une relation étroite avec son aîné.

« Mon frère a été nommé au sein de l’équipe d’étoiles tout en poursuivant ses études en médecine. Je lui ai parlé hier et il m’a rappelé qu’on avait été capitaine de toutes nos équipes respectives. Même si on n’était pas les plus talentueux, on connaissait la recette de la victoire. On savait se battre. »

Et c’est ce qu’il faut dans le monde du football, savoir se battre.

  1. Ses passe-temps sont… 🏒 🏀🏐⚾

Les sports! Il adore le sport tout court. Il a joué au hockey, au basketball, au volleyball, au baseball… il a presque tout fait! Sam Etcheverry est son joueur préféré de l’histoire des Alouettes, malgré qu’il affirme être devenu particulièrement fan d’un certain Wally Buono qui a agi à titre de conseiller de l’équipe dernièrement. La saison dernière, comme bien des Montréalais, il est tombé amoureux de Vernon Adams Jr.

  1. Il adore l’effervescence montréalaise 🇫🇷

Au point d’avoir entamé des leçons de français. À 65 ans, ce n’est pas de la p’tite bière. Son adjointe, Kristyn, l’encourage à s’exercer tous les matins. Il avoue trouver le processus frustrant la plupart du temps, mais bon, qui prend réellement plaisir à étudier le passé composé de toute façon ?

« Je pense qu’il est plus respectueux à l’égard des francophones que je continue de parler anglais, plutôt que de massacrer leur langue. Je vais commencer par m’efforcer de parler français aux employés de mon usine à Longueuil. Pour l’instant, je sais commander un Coke diète. »

  1. Il prévoit mettre en place un Conseil d’administration 💼

L’organisation n’a pas été dotée d’un Conseil d’administration fonctionnel depuis un moment, mais Gary prévoit redresser la situation en tirant parti de son réseau établi. Le groupe comprendra des gens influents de différentes industries, incluant une ou des femmes (c’est important de le mentionner dans notre milieu), qui apporteront tous de différentes occasions d’affaires et perspectives.

  1. Il a trouvé son président et son directeur général 🖋️

Bravo d’avoir lu jusqu’ici ! On n’en sait pas plus pour l’instant, par contre. Restez à l’affût chers fans, on continue d’avancer, et vite.