22 janvier 2020

Les nouvelles règles sur le ratio expliquées (ou presque)

Quelques jours après les fêtes, les entraîneurs-chefs et directeurs généraux de la ligue se sont réunis au sommet annuel de la LCF tenu à Blue Mountain, en Ontario. Tandis qu’auparavant les discussions tournaient beaucoup autour des règles du jeu, celles de 2020 étaient surtout axées sur l’expansion internationale de la ligue.

Depuis l’an dernier, la LCF organise des camps d’évaluation en Europe, au Mexique et au Japon. D’ailleurs, Boris Bede a assisté au camp ayant pris place à stade Charlety de Paris plus tôt en janvier. Notre botteur s’est dit heureux de constater la croissance de l’intérêt pour son sport dans son pays natal et impressionné par le niveau de talent des joueurs.

En 2019, la France était plutôt bien représentée aux quatre coins de la ligue avec cinq joueurs au total listés sur les alignements de cinq équipes différentes. Boris Bede faisant partie du lot, évidemment. Nos Québécois ne sont plus seuls; le groupe de francophones prend de l’ampleur ! Or, Boris, contrairement à Valentin Gnahoua, Benjamin Plu, Asnnel Robo et Maxime Rouyer, est toujours considéré Américain. Du moins, pour l’instant. Il faut dire que la situation de notre botteur, ayant vécu 17 ans en France, cinq ans aux États-Unis et neuf ans au Canada, est particulière. Cependant, comme le nombre de joueurs internationaux recrutés par les universités ou équipes professionnelles canadiennes et américaines est en hausse, Boris ne sera éventuellement plus seul de sa classe.

Comment s’adapter à l’arrivée de joueurs globaux ?

Lors des négociations de l’an dernier entourant la Convention collective, l’Association des joueurs et la ligue ont ratifié certains amendements aux règles existantes sur le ratio. Vous savez, ces règles qui rendent la création d’un alignement pour une équipe de la LCF si compliqué amusant!? Lorsqu’ils prendront des décisions quant à la composition de leur équipe respective dans les prochaines semaines, les directeurs généraux devront garder en tête ces nouveaux paramètres. Désormais, chaque équipe devra établir son alignement de joueurs actifs de 45 joueurs (+1 joueur de réserve) en suivant la répartition suivante :

– Maximum de deux quarts-arrière contre trois en 2019 (le statut des quarts n’est toujours pas pris en compte dans le ratio)
– Maximum de 20 joueurs américains, autrefois nommés internationaux (dont quatre qui doivent être nommés Américains désignés et ne peuvent être partants)
– Minimum de 21 joueurs nationaux (canadiens)
– Minimum de deux joueurs globaux (provenant de l’extérieur du Canada ou des États-Unis) contre un en 2019

*Notez que si une équipe souhaite habiller trois quarts, elle le peut. Il faudrait, toutefois, qu’elle sacrifie un joueur américain, ce qui ne risque pas d’arriver.

Parmi ses 24 partants, une équipe doit compter sept joueurs canadiens. L’alignement partant doit donc être construit selon la répartition suivante :

– Un quart-arrière
– 16 joueurs américains
– Sept joueurs nationaux

Il n’est toujours pas obligatoire d’inscrire un joueur global à sa liste de partants. Toutefois, si une équipe choisit de le faire, le joueur global remplace un Américain, permettant ainsi à la ligue de protéger le ratio de joueurs canadiens.

Nommer des Canadiens d’adoption

Ce n’est pas tout ! Les équipes auront maintenant la possibilité de nommer un maximum de trois joueurs américains par match Joueurs canadiens en vertu de la définition amendée de joueur national. On vous entend déjà dire : « Hein, quoi ? » C’est-à-dire qu’un Américain ayant été actif au sein de la ligue pendant au moins quatre saisons ou ayant joué pour la même équipe de la LCF pendant au moins trois saisons consécutives peut maintenant être utilisé afin de remplacer un joueur national. Disons, par exemple, que Kristian Matte se blessait (ce qui n’arrivera pas, bien sûr). Eh bien, John Bowman (qui œuvre avec nous depuis environ 50 ans) pourrait le remplacer en cours de match à titre de joueur national. À condition qu’il délaisse la défense pour l’attaque et qu’il sache jouer au poste de centre, évidemment.

Claire comme de l’eau de roche, n’est-ce pas ?

Pop Quiz maintenant !

En 2020, Boris Bede sera considéré :
a) Joueur global
b) Joueur canadien en vertu de la définition amendée de joueur national
c) Toujours Américain

Si vous connaissez la réponse, dites-le-nous.