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10 mars 2020

Quelle version de James Wilder Jr verra-t-on en 2020?

Lorsque le porteur de ballon James Wilder Jr a été libéré par les Argonauts de Toronto le 25 novembre dernier, il avait deux idées en tête :

a) Dénicher de nouvelles opportunités au sud de la frontière
b) Si la première option ne fonctionnait pas, faire partie intégrante d’un système qui lui permettrait de retrouver la meilleure version de lui-même.

Le 30 janvier, alors qu’il mettait sa griffe sur sa nouvelle entente avec nos Alouettes de Montréal, James a fait son choix. Un choix qui, à son avis, lui donnera l’élan dont il avait besoin.

« C’est la combinaison parfaite, croit-il. Je pense que beaucoup de gars enviaient la chimie entre les entraîneurs et les joueurs, ici, à Montréal. On voyait, en regardant le comportement des joueurs et l’ardeur avec laquelle ils se battaient sur le terrain, que les gars s’amusaient et souhaitaient gagner pour leurs entraîneurs. »

Le Wilder de 2017 ou de 2019 ?

Maintenant, la question est de savoir à quelle version de James Wilder Jr on aura droit. À celle de 2017 ou de 2019? À sa première campagne dans la LCF, en 2017, James a remporté le trophée de Recrue de l’année quelques jours avant d’aider les Argonauts de Toronto à remporter la 105e Coupe Grey. Appelé à remplacer un Brandon Whitaker blessé, le costaud demi offensif a parcouru 872 verges en plus de marquer cinq touchés en 122 portées et 17 matchs. Il a su maintenir une moyenne plus que respectable de 7,1 verges par course, démolissant les défenses adverses au passage et captant l’attention des partisans partout au pays. Du haut de ses 6 pieds 3 pouces, il ressemblait à un porteur tout droit sorti des rangs de la NFL. Tsé, le genre de gars que personne n’avait envie de plaquer.

Mais au cours des deux années suivantes, sa production a progressivement diminué. En 2019, il a porté le ballon sur 464 verges en 14 parties dans un système offensif qui ne semblait tout simplement pas compatible avec son style de jeu.

« Je ne compte en rien ressembler au Wilder de 2019, assure-t-il. Je veux être ce gars à qui on confiait le ballon souvent. Quand la puissance est ton principal atout, tu deviens de plus en plus efficace au fil du match. D’une portée à l’autre, je gagne en puissance. J’ai acquis de l’expérience, je sais que je pourrai être encore meilleur qu’en 2017 dans un système qui me permettra de l’être. »

Bête de somme ou chevaux de course ?

L’avenir se montre effectivement prometteur pour James qui se joint à un système dans lequel Will Stanback et Jeremiah Johnson ont connu bien du succès la saison dernière. Khari Jones lui donnera certainement de quoi se mettre sous la dent. D’ailleurs, après l’annonce du départ de Stanback, James est devenu un choix évident pour notre entraîneur-chef. Remplacer une imposante bête de somme par une autre imposante bête de somme était ce qu’il y avait de plus logique à faire. Puis, en faisant l’acquisition du vétéran éprouvé Tyrell Sutton, l’équipe s’est assuré de pouvoir continuer à surprendre les défenses adverses avec l’un des champs-arrières les plus imprévisibles et efficaces de la ligue. On est alors repassé d’une bête de somme à deux chevaux de course, une stratégie qui s’est avérée payante pour nos oiseaux en 2019.

« La saison est longue, explique James. Quand une attaque est dotée de deux bons porteurs qui ont des styles différents, elle peut réellement créer des dommages. De plus, les deux joueurs se poussent constamment et poussent le reste du groupe. »

La lutte entre les deux joueurs hautement compétents contribuera certainement à rehausser le niveau de compétitivité et l’enthousiasme sur le terrain dès le camp d’entraînement. James et Sutty auront enfin l’occasion de terminer ce qu’ils avaient commencé le printemps dernier à Toronto…

D’ici là, James prévoit travailler sur sa vitesse de réaction et ses accélérations en plus de devoir trouver un appartement où loger sa femme enceinte et ses deux enfants cadets. Il se tient aussi bien occupé en se lançant régulièrement dans de nouveaux projets personnels comme son camion de rue ou encore sa collection de vêtements. S’il aime promouvoir sa marque de commerce #getWILDER, ce n’est pas pour rien. Son niveau d’énergie est complètement fou.