26 février 2021

Régis Cibasu s’exprime sur la diversité

Régis Cibasu a grandi dans le quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal. Tout au long de sa jeunesse, il a côtoyé des gens de tous les milieux culturels; des latinos, des blancs, des Italiens. Il avait des amis de toutes les nationalités et il n’a jamais fait attention à qui il parlait. Tous ces gens étaient ses amis et c’est comme ça qu’il vit toujours.

« J’ai été habitué à m’entourer de gens de différentes cultures dès mon tout jeune âge, d’ailleurs j’en retire beaucoup de fierté. J’ai découvert de la musique, de la bonne bouffe, des styles vestimentaires tout en apprenant sur la façon de vivre de plusieurs origines ».

Le receveur de six pieds trois pouces et 232 livres a toujours été entouré par différentes nationalités. Que ce soit au football à Édouard Montpetit ou avec les Carabins de l’Université de Montréal, il y avait des gens de partout et tout le monde s’agençait les uns aux autres.

« Avec le mouvement Black Lives Matter, les choses ont avancé, les gens ont été conscientisés. Il reste encore du travail mais notre société a fait des pas de géants dans les dernières années », croit le nouveau venu des Alouettes.

Évidemment avec son imposante stature, Cibasu impose le respect, il a des jambes taillées comme des troncs d’arbres et est sculpté au couteau, personne n’oserait se moquer de lui. « Peu importe, je ne suis pas du genre à chercher une confrontation, je suis plutôt du genre à l’éviter. Même si un événement négatif survient, je tente de voir les bons côtés, c’est dans ma nature ».

Le gaillard de 26 ans ne cache pas qu’à plus d’une reprise il s’est fait accoster lorsqu’il était au volant de sa voiture. Les policiers demandaient de regarder ses papiers car il correspondait à une description recherchée. « Je me disais que les policiers faisaient simplement leur boulot. Je collaborais avec eux et les choses se passaient bien ». Était-il victime de profilage raciale? Impossible de le savoir et Cibasu préfère voir les choses de façon positive.

« Le monde évolue de la bonne façon, j’ai envoyé beaucoup de curriculum vitae dans les dernières années et j’ai remarqué un changement d’attitude très positif chez les employeurs. C’est encourageant pour le monde de demain », lance-t-il enjoué.

Cibasu ne cache pas que la pente est encore abrute mais des mouvements comme Black Lives Matterne font qu’aider les gens à marcher dans la bonne direction. « Nous devons continuer de nous battre et nous avançons à tous les jours ».