28 mai 2021

Kean Harelimana a essuyé ses larmes assez vite…

«Tout ce que je demandais c’est une opportunité et les Alouettes m’en offrent une»

Kean Harelimana s’attendait à se faire repêcher lors du dernier encan de la LCF. Il parlait avec son agent la veille et il était optimiste à son endroit. Le secondeur de 24 ans avait prévenu parents et amis de ne pas manquer ce rendez-vous sur TSN et sur le web. Il voulait se rappeler de cette belle journée et faire en sorte que ce jour reste indélébile dans sa mémoire et celle de ses êtres chers. Il suivait les assises tranquillement à sa maison de Québec en compagnie de sa copine et il n’a jamais entendu son nom y être prononcé. Une déception pour cet athlète qui a connu trois belles saisons avec le Rouge et Or de l’Université Laval, incluant une Coupe Vanier en 2018.

« Oui je m’attendais à me faire repêcher et j’ai été déçu du résultat. Cette nuit-là, je n’ai pas bien dormi. Par contre, le coup de fil de Danny Maciocia a tout changé le lendemain. Tout ce que je demandais c’est une opportunité et les Alouettes m’en offrent une ».

Suite au repêchage, chaque équipe de la LCF peut acquérir les droits de deux joueurs qui ne seront pas comptabilisés dans l’alignement lors du camp d’entraînement et Kean a fait partie d’un des choix de l’équipe.

Kean rejoint du même coup son frère Brian, repêché par Danny Maciocia en 2020. C’est donc dire que pour la première fois, les deux frères auront la chance de jouer ensemble chez les professionnels. « On ressent le sentiment d’appartenance au sein de cette formation, il y a 24 Québécois, c’est incroyable ce que la haute direction est en train de bâtir, les gars vont se défoncer pour la ville, nous ressentons tous une fierté, c’est gros comme feeling ».

La dernière fois que les frères Harelimana ont porté le même chandail au football était pendant un an au secondaire Curé-Antoine-Labelle de Laval et pendant deux années au Cégep Vanier.

Kean a eu du plaisir à affronter son frère avec les Carabins lors des parties Montréal contre Laval. « Ces rencontres sont assez médiatisées de tous les points de vue. Il y a des bonnes foules des deux côtés et tout le monde parle de ces parties la semaine venue. C’est gros pour des étudiants universitaires. C’était bien plus qu’un affrontement contre mon frère! »

Kean, qui vient de terminer son baccalauréat en administration des affaires en avril, travaille présentement dans les assurances. Immédiatement après le boulot, il met les énergies sur son entraînement. « D’ici le camp je focus sur ce que je peux contrôler. Je me concentre sur moi et non sur les autres joueurs qui seront au camp. Ce serait super de pouvoir évoluer avec mon frère mais je ne veux pas sauter d’étapes. »