Demi défensif à Maraudeur: une décision payante

Lorsque Marc-Antoine Dequoy évoluait à l’Université de Montréal, il occupait le poste de demi défensif du côté large du terrain. Cependant, il était conscient qu’une fois qu’il ferait le passage au niveau professionnel, un changement de position serait inévitable.

« Quand tu es un demi défensif canadien, tout le monde dit que tu vas jouer comme maraudeur », a déclaré Dequoy. « C’est quelque chose qu’on disait avant que je rentre dans la ligue. Il faut comprendre qu’il y a sept positions qui doivent être canadiennes, donc en général, sur chaque équipe, le poste de maraudeur est occupé par un joueur canadien. »

Le joueur de 29 ans, qui a été repêché par les Alouettes lors de la deuxième ronde du repêchage 2020 de la LCF, n’occupe son nouveau poste que depuis trois saisons. Ce n’est que sa deuxième année comme maraudeur partant, mais il s’est adapté rapidement. Il a terminé la saison régulière avec cinq interceptions, dont deux pour des touchés, 57 plaqués défensifs et cinq autres sur les unités spéciales. Il a également ajouté une interception vers la fin de la victoire de samedi dernier contre les Ticats dans la Demi-Finale de la division Est.

« Pour moi, la plus grosse difficulté était la vision, » mentionne l’ancien des Carabins. « Au niveau universitaire, rarement j’allais dans les zones profondes. Ils me gardaient plus dans les zones courtes, donc la vision est différente. Tu vois un peu moins l’ensemble du jeu et tes angles d’attaques sont différents. Un maraudeur voit l’ensemble du jeu et lit beaucoup plus le quart-arrière. Il a beaucoup plus une game avec lui que d’autres positions.

Lire les yeux des quart-arrières est un élément clé pour les maraudeurs, et les meilleurs peuvent anticiper ce qui va se passer avant que le ballon ne soit lancé. C’est une position compliquée à jouer, car il y a beaucoup de terrain à couvrir. Le maraudeur aidera également souvent un demi défensif qui est en couverture homme à homme. Pour être en mesure d’aider un coéquipier, ce joueur doit anticiper où le quart-arrière lancera le ballon.

Dequoy possède cette capacité, en plus d’avoir un excellent QI football, et il se trouve également à être l’un des joueurs les plus rapides sur le terrain.

« Je suis quelqu’un d’extrêmement instinctif, » a dit Dequoy. « Quand je vois quelque chose, je réagis. Noel Thorpe m’a appris qu’il faut lire le jeu lentement, mais il faut aussi réagir rapidement. C’est quelque chose qui m’a beaucoup aidé. Il a calmé ce côté-là de moi sans pour autant le supprimer. »

Pour la première fois de sa carrière, Dequoy a été nommé sur l’équipe d’étoiles de la division Est, et il est l’un des deux finalistes pour le joueur canadien le plus utile dans la LCF, qui sera remis le 16 novembre à Hamilton.

« C’est toujours agréable d’être reconnu pour ce que tu fais sur le terrain », a déclaré Dequoy.

« J’apprécie énormément tous ceux qui m’ont aidé à en arriver là. Ce n’est pas un travail en solitaire. J’ai 11 autres joueurs qui sont sur le terrain avec moi. »

Le trophée sera remis à Dequoy ou au demi offensif des Blue Bombers de Winnipeg Brady Oliveira.