Les Alouettes s’inclinent à domicile face aux Riders
Il n’y a pas à tourner autour du pot : celle-là était difficile. Les Alouettes de Montréal ont subi une défaite de 34 à 6 contre les Roughriders de la Saskatchewan samedi soir. Les Als, tout simplement, n’ont jamais été dans le match. Ce genre de performance arrive dans le football professionnel. Il faut reconnaître le mérite des Riders : ils sont venus à Montréal et ont très bien joué.
Du côté des Alouettes, peu de choses ont fonctionné. Tout semblait désorganisé dans les trois phases du jeu.
Faut-il paniquer ? Non. Mais ils doivent rapidement tourner la page, car ils accueilleront les Elks d’Edmonton vendredi soir.
« Nous n’avons pas joué notre meilleur football », a déclaré le receveur Tyler Snead, auteur de sept réceptions pour 88 verges. « Nous n’avons pas joué selon les standards que nous nous imposons habituellement. Les entraînements de la semaine prochaine seront bons pour nous, afin de bien nous préparer. »
« Mon père m’a toujours dit de respecter la règle des 24 heures : tu peux ruminer pendant 24 heures, mais une fois ce délai passé, c’est terminé. On passe à la semaine suivante et au prochain match. »
Maltos récidive :
Commençons par du positif. José Maltos a réussi deux autres longs placements samedi soir : un de 56 verges et un autre de 54 verges, sous la pluie. Le botteur mexicain avait déjà marqué un placement de 58 verges la semaine dernière contre les Stampeders de Calgary, ce qui avait donné la victoire aux Alouettes.
Avant ce match, aucun botteur dans l’histoire des Alouettes n’avait réussi un botté de plus de 54 verges. Maltos l’a fait deux semaines de suite. Il avait aussi réussi un botté de 53 verges à Calgary l’an dernier.
À 33 ans, Maltos a dû attendre patiemment son tour pour devenir partant. Depuis qu’il est le botteur principal des Alouettes, il est tout simplement décisif. Il affiche l’un des meilleurs taux de précision de la ligue.
Pénalités, Pénalités, Pénalités :
Les Alouettes ne se sont pas aidés en matière de discipline, notamment en première moitié de match. Ils ont écopé de quatre pénalités totalisant 50 verges dans les 30 premières minutes, ce qui a grandement facilité la tâche de l’attaque des Roughriders en leur offrant une meilleure position sur le terrain. Parmi ces infractions : deux pénalités de 15 verges pour conduite antisportive et une pénalité pour trop de joueurs sur le terrain.
C’était tout simplement une de ces soirées où rien ne fonctionnait. La discipline a disparu alors que le match était encore serré. Même si c’est frustrant, ce genre de chose arrive parfois. Les Alouettes ne sont généralement pas une équipe indisciplinée, donc il faut leur accorder le bénéfice du doute pour la suite.
Mais il ne fait aucun doute que les pénalités ont fait mal samedi soir.
Les blessures s’accumulent :
L’équipe était déjà privée de plusieurs joueurs clés : le quart-arrière partant Davis Alexander, les receveurs vedettes Tyson Philpot et Austin Mack, le demi défensif Najee Murray, le retourneur James Letcher Jr, l’ailier défensif Joshua Archibald. Et samedi, les Alouettes ont perdu deux autres joueurs importants : le maraudeur étoile Marc-Antoine Dequoy, blessé dès la première séquence du match, et le centre partant Justin Lawrence, sorti au deuxième quart. Aucun des deux n’est revenu au jeu.