Maciocia à propos des changements de règlement : « notre circuit avait besoin d’un petit lifting »
Lundi, le commissaire de la LCF, Stewart Johnston, a annoncé une série de changements qui entreront en vigueur au cours des deux prochaines saisons. La réaction des partisans a été partagée. Certains puristes ne comprennent pas pourquoi des modifications aussi importantes étaient nécessaires, tandis que d’autres adhèrent à la vision du commissaire.
À compter de 2026, le chronomètre entre les jeux passera de 20 à 35 secondes, ce qui devrait améliorer le rythme du jeu. Oui, cela ajoute 15 secondes, mais le chronomètre démarrera dès la fin du jeu précédent, alors qu’actuellement, il ne commence qu’au signal de l’arbitre — un délai qui dépasse souvent les 15 secondes.
« Je pense que notre circuit avait besoin d’un petit lifting, a déclaré le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, lors de l’entraînement de mardi. Je crois qu’un petit rafraîchissement était nécessaire. Ce n’est pas trop radical. Nous restons Canadiens. On n’a pas touché au ratio, on joue toujours avec trois essais et un mouvement illimité. Il n’y a pas de fair catch. On a juste ajusté certaines choses. Il faut savoir rester ouvert d’esprit. »
Mais ces ajustements soulèvent des questions, notamment sur l’impact que cela aura dans les trois dernières minutes d’un match. Actuellement, de nombreuses rencontres se jouent dans les dernières secondes, puisque le chronomètre ne redémarre qu’au coup de sifflet de l’arbitre. Ce ne sera plus le cas. La ligue créera-t-elle des règles spécifiques pour l’avertissement de trois minutes ?
« On a maintenant un chronomètre de 35 secondes, mais est-ce qu’il y aura d’autres paramètres à considérer dans les trois dernières minutes ? Pour l’instant, on a un temps d’arrêt. Peut-on en ajouter un deuxième, voire un troisième ? Si c’est le cas, on pourra continuer à offrir des fins de matchs spectaculaires, a ajouté Maciocia. « Ce sont des discussions à venir dans les prochains mois. Le chronomètre sera de 35 secondes, mais son application reste à définir. »
Autre changement : les bancs des équipes seront désormais situés de chaque côté du terrain dans tous les stades. Actuellement, seulement quelques stades de la LCF voient les deux équipes se faire face. À Montréal, par exemple, les deux clubs partagent le même côté du terrain, ce qui complique les remplacements et peut causer des frictions entre adversaires.
La règle du « rouge » sera aussi modifiée à partir de 2026. Un botté qui sort directement du terrain ne donnera plus automatiquement un point à l’équipe qui botte le ballon. Ainsi, si un botté de placement raté sort par le fond de la zone des buts sans être retourné, aucun point ne sera accordé. En revanche, si le retourneur a la possibilité de récupérer le ballon mais ne réussit pas à le sortir de la zone des buts, l’équipe qui a botté le ballon recevra un point.
En 2027, d’autres changements concerneront le terrain lui-même. Les poteaux de but seront déplacés de l’avant à l’arrière de la zone des buts. Le terrain passera de 110 à 100 verges, ce qui fera disparaître la ligne des 55 verges. La zone des buts, quant à elle, rétrécira de 20 à 15 verges. Toutefois, le déplacement des poteaux permettra de mieux exploiter l’avant de la zone de but par les attaques.
La grande question en suspens : quel impact cela aura-t-il sur le football universitaire et amateur ? Les universités seront-elles prêtes à investir pour adapter leurs installations ?
« Je ne pense pas qu’il faille modifier tous les terrains à travers le Canada, a précisé Maciocia.
Je crois que ce sont les universités qui devront prendre une décision. Ce sont elles que ces changements pourraient toucher. Neuf sites seraient concernés dans la ligue. Au secondaire, on joue encore à quatre essais. Et on ne joue pas à une verge de la ligne de mêlée. Les règles diffèrent un peu. Au football universitaire, les bottés d’envoi partent de la ligne de 45 verges. Ils n’ont jamais ajusté la transformation après touché lorsque nous avons changé la règle. La LCF discutera avec U Sports et on verra s’ils décident d’adopter les changements proposés. S’ils préfèrent maintenir le statu quo, nous nous adapterons. »