Des nouvelles de notre ancien: Patrick Dorvélus
Chaque année, en février, les gens de partout au Canada participent aux activités et aux célébrations du Mois de l’histoire des Noirs qui honorent l’héritage et les contributions des personnes noires au Canada et de leurs communautés.
En 2026, le thème pour le Mois de l’histoire des Noirs est « Le Mois de l’histoire des Noirs a 30 ans : honorons l’excellence des personnes noires au fil des générations, des bâtisseurs du pays aux visionnaires ». Ce thème célèbre trois décennies du Mois de l’histoire des Noirs au Canada en mettant en lumière les contributions durables des Canadiens noirs à travers le temps.
Patrick Dorvélus a passé six campagnes avec les Alouettes et dans la LCF. Choix de 1ère ronde, cinquième au total, il venait de passer quatre ans avec l’Université Hofstra dans l’État de New York.

Que fais-tu maintenant depuis que tu as accroché tes crampons?
« Je travaille dans le service de protection au Parlement à Ottawa comme gardien de sécurité depuis quatre ans. J’adore mon boulot, il nécessite que je sois constamment en forme alors je m’entraîne sur une base régulière. Je suis également membre des Forces canadiennes depuis cinq ans et je travaille comme policier militaire. »
As-tu fait des missions avec l’Armée canadienne?
« J’arrive d’un périple de six mois en Lettonie dans une mission de l’OTAN. Nous avons fait un exercice de prévention contre une invasion lettone. Faire de genre d’activité, me rend fier d’être Canadien. Ce n’est pas tout le monde qui a la volonté et l’opportunité de faire ce genre de mission alors je me sens privilégié. »
Regardes-tu encore les Alouettes?
« Je ne suis plus beaucoup les activités de la LCF depuis que j’ai déménagé à Ottawa et que je ne suis plus impliqué au football. J’ai été entraîneur au Cégep Édouard-Montpetit et au Vieux-Montréal avant mon départ en Ontario et j’ai adoré mon expérience. Je ne dis pas qu’un jour je ne reviendrai pas au coaching au foootball. Si j’avais plus de temps, je m’impliquerais. »
Quand tu penses à tes souvenirs avec les Alouettes, qu’est ce qui te vient en tête?
« L’équipe des Alouettes n’était pas très connue. Elle venait à peine de revenir dans la LCF. Pour ma part, j’étais heureux de rentrer à la maison après quatre ans aux États-Unis. Quand les Alouettes m’ont repêché, j’étais très fier. En partant pour les États-Unis, je ne m’imaginais pas faire une carrière au football. »
Ca t’a fait quoi de gagner la Coupe Grey à ton année recrue?
« Nous jouions devant 65 000 personnes à Edmonton, c’étais un match très intense. Je me rappelle des célébrations, c’était un rêve qui devait réalité. Je conserve ma bague précieusement et je la sors à l’occasion lors de moments spéciaux. Pour moi cet objet me rend très heureux car je comprends tous les sacrifices qu’il représente. »
As-tu été victime de racisme lors de ta carrière?
« Non pas au football, partout où j’ai joué, il y a toujours eu un mixte de différentes cultures, donc indirectement, les gens ouvraient leurs horizons ce qui était une excellente chose. J’ai toujours senti que j’étais le bienvenu dans toutes les équipes où j’ai joué. Je crois sincèrement que l’école a eu un impact important dans ce processus. Les professeurs nous disaient d’utiliser notre tête, de ne pas faire de jugement. Pour moi, cet enseignement a fait une différence. Dans toutes les équipes où j’ai évolué, j’ai ressenti un esprit de famille, ce qui a fait tout une différence. »
Crois-tu que la LCF s’en va dans la bonne direction face à la lutte au racisme?
« Il y a toujours eu un bon équilibre pour impliquer les gens de différentes langues, différentes cultures. Avec un alignement de 65 joueurs, c’est certains qu’il y a une bonne diversité. Les gens apprennent à vivre et à se côtoyer ensemble. Depuis 2022, la LCF a créé le « Programme de diversité au football » pour permettre des stages à des gens de milieux diversifiés. C’est vraiment une bonne chose et ça démontre l’ouverture du circuit. »
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