L’histoire inspirante de Christine Montpetit

Le dimanche 8 mars, c’est la journée internationale des droits de la femme. En cette date bien spéciale, nous rendons hommage à Christine Montpetit qui est productrice lors des parties des Alouettes de Montréal depuis près de trois ans. Elle est désormais entrepreneure à son compte depuis 2019.

La dame porte plusieurs chapeaux sur la scène sportive au sein de la métropole et des environs. C’est elle qui produit les rencontres de la Victoire, des Roses, de l’Alliance, des Lions et du Grand Prix de Trois-Rivières en plus de s’impliquer ici au Grand Prix de Montréal. Elle a travaillé aux Canadiens de Montréal comme opératrice de matchs pendant une décennie et a beaucoup apprécié cette expérience. « J’ai adoré mon temps passé avec le Tricolore, avec un horaire de 41 matchs à domicile en saison régulière en plus des parties présaison et des séries éliminatoires, ça roule très vite mais on apprend énormément, lance-t-elle. Je posais des questions, on me répondait et on m’a donné des responsabilité en me faisant confiance rapidement. Je leur dois une fière chandelle. »

Plus jeune, Christine a étudié à l’École ProMédia et à l’UQAM en administration.

Elle & Sport

Pour inspirer d’autres futurs femmes à gravir les échelons du milieu sportif et des affaires, la professionnelle de 37 ans a relaté son histoire lors de la 6e édition de l’événement « Elle & Sport », qui s’est tenu le 6 mars au Collège Montmorency. Pour l’occasion plusieurs étudiants du CÉGEP écoutaient attentivement son parcours inspirant. Christine était sur scène en compagnie d’autres femmes exceptionnelles : Isabelle Éthier (animatrice et chroniqueuse), Jennifer Mathurin (Basketteuse professionnelle retraitée) et Stéphie-Ann Dadaille (entraîneuse).

« Je le vois comme une source de fierté. Nous avons l’opportunité de partager notre vécu avec nos embuches et nos réussites mais nous faisons ce genre d’activités pour motiver nos jeunes et pour qu’ils se disent que tout est possible. Quand j’ai commencé ma carrière, il y avait peu d’offres. L’arrivée du sport féminin ouvre de plus en plus d’opportunités au monde féminin. »

Quand une équipe performe sur la scène et que les gens ont du « fun » dans les gradins et que le « party » est pris dans la bâtisse, Christine est à son paroxysme! « C’est ça qui me motive à tous les jours. Nous voulons que les fans aient du plaisir à regarder leur équipe. Qu’ils aient le goût de revenir pour l’expérience vécue. C’est ce que je vise quand je produis une rencontre. »

Selon Christine, la production des joutes a dû s’adapter à un public différent. On ne produit pas un match des Alouettes comme on produit une partie des Roses ou des Lions. On doit s’adapter à une autre clientèle. Il faut s’avoir « parler » à ses partisans.

Le sport, la scène, le spectacle a toujours fait partie d’elle. L’ancienne cheerleaders des Alouettes de Montréal s’est démenée pendant six saisons sur le terrain de football pour encourager les siens et aider à l’ambiance au Stade. Dans sa jeunesse, elle a joué au basketball, pris des cours de danse en plus de faire de la ringuette et de la natation. « Le sport et le spectacle ont toujours fait partie de ma vie. C’est ce qui me « drive », j’adore l’adrénaline qui me pousse à me démener », explique la mère de deux jeunes garçons de trois et cinq ans.

Selon elle, avec l’arrivée des Roses de Montréal et de la Victoire, les jeunes filles peuvent aspirer à viser plus haut. « De voir évoluer des modèles féminins motivent les jeunes filles avec des exemples concrets. Le sport est en train de changer et c’est de très bonne augure. Maintenant, une fille peut aspirer à gagner sa vie en faisant du sport et ce n’est pas rien, lance-elle avec enthousiasme »

Christine ne s’en cache pas, elle caresse le rêve de produire le Super Bowl, rien de moins. À voir comment elle semble soulever des montagnes, elle pourrait parvenir à ses fins. Il n’y a pas de trop grand défi pour elle. « Je veux continuer d’ouvrir des portes et inspirer des femmes. C’est de cette façon que continuera d’avancer la société. Auparavant les femmes voulaient simplement percer le monde du sport, maintenant on peut vouloir dominer ce monde. »