Des nouvelles de notre ancien: Brandon London

Brandon London a passé quatre saisons avec les Alouettes de Montréal de 2011 à 2014 avant de prendre sa retraite en juin 2015. L’ancien receveur de passe avait auparavant roulé sa bosse dans la NFL avec des arrêts à New York, Miami et Pittsburgh. Un fait marquant de sa carrière au Sud de la frontière a été de gagner le Super Bowl en 2007 avec les Giants de New York. Même s’il était sur l’équipe de pratique, il en gardera des souvenirs indélébiles.

Que fais-tu par les temps qui courent?

« Je couvre les sports comme analyse avec le N.Y. Post. J’analyse tous les sports majeurs de la ville de New York comme le hockey, le football, le baseball, le soccer et le basketball. Je ne me décris pas comme un journaliste, je ne voudrais pas avoir cette prétention. Ces gens-là ont étudié dans le domaine alors que moi, j’ai simplement fait du sport et je prends plaisir à l’analyser. Aussi, lors des matchs locaux des Giants de New York, je suis le l’annonceur dans l’amphithéâtre et j’interview les gens durant les rencontres. Après la soirée, je parle en direct sur MSG Network et je donne mon opinion sur le match et on décortique ce que l’on a vu. »

Qu’as-tu fais pour en arriver-là?

« J’ai fait une majeure en sociologie à l’Université du Massachussetts et j’avais commencé à prendre des cours de théâtre quand je jouais à Montréal, je rêvais de devenir acteur. Je suis allé à Montreal School of Performing Arts (MSOPA) et j’ai beaucoup appris sur le métier, savoir parler en public et comment passer des gens en entrevues. Durant la saison morte, j’ai pris l’avion pour Los Angeles pour prendre le cour « Become a Host » avec Marki Costello, une sommité à Hollywood. »

Que retiens-tu de ton passage avec les Alouettes?

« Je me rappelle ma saison de 2012, c’est là que ma carrière a pris son envol. Pour moi il y a eu un déclic et j’ai repris confiance en mes moyens. On dirait que j’attrapais tous les ballons lancés dans ma direction et le succès me suivait. Cette année-là, j’ai capté 44 passes pour des gains de 848 verges et trois touché. J’ai vraiment retrouvé l’amour pour mon sport. Je me remémore de simplement marcher au centre-ville et de découvrir tous ces bons restaurants. Il y a tellement d’activités à faire le soir, j’adorais ces soirées. J’ai encore beaucoup d’amis dans cette ville et je compte y retourner cet hiver. »

Tu as joué avec le plus grand quart-arrière de l’histoire de la LCF en Anthony Calvillo, est-ce qu’il y a un souvenir de lui qui t’as marqué?

« Il y en a eu tellement! Je me rappelle que nous avons arrêté le match pour lui rendre en octobre 2011 quand il a lancé une passe de touché pour devenir le meneur de tous les temps comme quart dans le football professionnel. Sur l’écran géant, plusieurs légendes du football lui rendaient hommage et c’était très touchant, le discours de Brett Favre m’avait marqué. Les gens de l’équipement voulaient le ballon historique mais notre receveur Éric Deslauriers venait de le lancer dans la foule. Il a fallu demander à la sécurité d’aller le récupérer. »

Ton Super Bowl avec les Giant a dû être un fait marquant au cours de ta carrière?

« Même si je n’allais pas jouer le fameux match, je me suis fait du fun toute la semaine. Lors de la journée des médias, je donnais beaucoup d’entrevues aux médias nationaux et je me suis vraiment fait connaître. J’ai même pris le micro d’un média pour interviewer Eli Manning, Plaxico Buress et les autres vedettes de l’équipe. Les médias ont adoré car les joueurs répondaient bien évidemment à mes questions. Cette semaine a changé ma vie. D’un côté j’ai compris que je voulais travailler dans les médias et de l’autre, je me suis fait découvrir par les journalistes sur place. »

Gagner un Super Bowl à New York ne doit pas être de tout repos?

« Pour vrai, cette soirée de championnat est probablement le fait marquant de ma vie. Le soir on a fait la fête avec Floyd Mayweather jr. et une panoplie de vedettes. Durant la semaine, nous avons reçu les clés de la ville en plus de parader dans les rues de New York. Pendant deux semaines, on sortait dans les bars le soir, on jouait aux jeux vidéo et on s’entraînait le jour. Je pense que j’ai honnêtement dormi trois heures en moyenne lors de cette période. Je suis même sorti une soirée avec des coéquipiers et notre facture était de plus de 60 000$, heureusement, notre propriétaire a payé la note pour nous remercier. Nous étions fatigués mais chaque moment en a valu la peine. »