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9 décembre 2021

Rétrospective éclair avec Almondo Sewell

À cette époque de l’année, alors que la plupart des équipes de la LCF terminent leur saison de compétition, nous avons profité de l’occasion pour passer au peigne fin les réalisations et les lacunes d’Almondo Sewell au cours de sa première saison avec les Alouettes.

C’est un environnement idéal pour jouer. C’est la première équipe dans laquelle j’ai joué où les gars se soucient vraiment les uns des autres dans les vestiaires.

Du haut de son six pieds quatre pouces et de ses 288 livres, le fait qu’il soit l’un des gars les plus coriaces partout où il passe n’a rien de nouveau pour Sewell. Mais à l’aube de cette année, alors qu’il entrait dans une nouvelle équipe, le joueur de ligne, vétéran de dix saisons, a été agréablement surpris par le caractère et le dynamisme de l’équipe.

L’équipe d’entraîneurs est très honnête. En tant que joueur, c’est ce que vous attendez d’une organisation, que tout le monde soit honnête avec vous. Ils s’assoient avec les jeunes joueurs qui veulent savoir pourquoi ils ne jouent pas, et le personnel leur explique en toute transparence la situation. Personnellement, je n’ai jamais vu cela auparavant et j’ai côtoyé beaucoup d’équipes d’entraîneurs. C’est l’un des avantages d’être à Montréal, les gens se soucient de nous.

Ils prennent le temps de nous demander comment nous allons, et comment les choses se passent à la maison. Ils sont très impliqués ; ils veulent savoir ce qu’ils peuvent faire de mieux et comment ils peuvent améliorer la situation. Dans beaucoup d’endroits, on ne demande pas cela, alors j’ai été surpris.

Sur le plan personnel, bien que son premier touché en carrière soit un motif de célébration, un mélange de confiance et de déception était évident dans la voix de Sewell concernant sa performance globale cette année.

Physiquement, j’étais là et je pouvais faire le travail, mais mentalement, je me disais que j’aurais aimé être plus entraîné, plus en forme et plus fort. En même temps, nous ne savions pas si nous allions avoir du football ou pas. D’habitude, je vais sur le terrain et je sais ce que je peux faire, je sais que je peux être génial, mais cette année, c’était un peu plus difficile.

Le football est un sport exigeant et la pandémie, qui en est à sa deuxième année, n’a sûrement pas contribué à adoucir la nature du jeu. Sewell n’a pas caché qu’il appréhendait un peu son retour sur le terrain.

J’avais arrêté de jouer au football et je ne m’entraînais pas beaucoup. Je leur ai dit dès le début que je ne m’étais pas entraîné mais que j’allais me remettre en forme.

Je n’ai atteint aucun de mes objectifs personnels, comme être le meilleur à mon poste. J’étais un peu déçu, vraiment. Je sais que je n’étais pas au mieux de ma forme, donc j’avais des attentes moins élevées quant à mes performances cette saison, mais je n’ai pas du tout aimé mes résultats. Pas du tout. J’étais juste heureux que le football soit de retour.

Mais tout ne devait pas être perdu pour Sewell. Avant de passer en mode intersaison, le joueur vétéran savait qu’il était important de réfléchir à ce que cette saison avait apporté à son développement personnel.

J’ai découvert que je pouvais me surpasser dans l’adversité. Comme je l’ai dit, le fait de ne pas jouer au football, de ne pas m’être entraîné beaucoup, c’était un défi mental, mais je l’ai surmonté.

Au cours d’une saison qui a connu des hauts et des bas et qui s’est terminée par une défaite en demi-finale contre Hamilton, la plaie est encore vive. Mais ce n’est pas parce qu’il a les épaules larges que le produit d’Akron, âgé de 34 ans, doit porter plus que sa part de responsabilité dans une saison convenable de 7-7.

Nous devons nous occuper de nos affaires. Nous avons eu une belle opportunité et nous l’avons laissée filer entre nos doigts. C’était une courbe d’apprentissage. En éliminatoires, tout compte, tout joue, et nous étions trop emballés.
Espérons que l’année prochaine, la plupart des joueurs seront de retour et que nous pourrons construire une base plus solide.

La vision de Sewell est loin d’être sombre. Il connaît le jeu depuis assez longtemps pour savoir que les temps difficiles ne durent pas, mais que les joueurs tenaces, eux, oui. Et il y en a suffisamment dans cette équipe pour aider à renverser la situation.

L’équipe était formidable cette année. Nous avons changé la défense vers la semaine 7 ou 8. J’aurais aimé que nous le fassions dès le début mais entraîneur B. Milles et moi parlons tout le temps du fait que nous vivons et apprenons. C’était un groupe jeune. Je pense que nous avons le potentiel pour gagner, nous devons juste être un peu plus disciplinés et ne pas avoir autant de pénalités.

Dans des moments comme celui-ci, la force mentale est essentielle. La saison 2021 étant maintenant terminée, pour Sewell, la saison 2022 commence maintenant. Quelques heures avant son vol de retour vers Edmonton, Almondo a précisé ses plans pour la saison morte.

Je vais retourner directement au travail au Park Derochie. Un changement d’air va me faire du bien. Les choses vont se calmer un peu. Je vais me lever le matin, lever des poids, aller au travail et ensuite m’entraîner pour être plus performant la saison prochaine.

Et donc, pour clôturer ce tour d’horizon avec Sewell sur la plus belle des notes, on s’est dit qu’on allait revenir en détail sur ses sentiments à l’égard de la ville qu’il a choisi de défendre bec et ongles…

Quelle note donnerais-tu aux partisans des Alouettes ?

10 sur 10. J’ai toujours joué à Edmonton lorsque nous sommes venus à Montréal et maintenant, je joue ici pour les partisans. Ils sont formidables. Je ne savais pas que Montréal avait un si grand nombre de partisans.

Que penses-tu de la ville ?

J’adore Montréal, surtout le vieux port où j’ai vécu. Il y a tellement d’histoire. C’est le plus grand port du Canada. J’aime aussi la promenade sur le Mont Royal.

Ton endroit préféré pour manger ?

Le Pub St Pierre. C’est assez cool, c’est différent. Ce n’est pas ce à quoi vous vous attendez quand vous le regardez de l’extérieur, mais quand vous entrez, l’atmosphère est géniale, les gens sont drôles, le propriétaire est un type génial, ils vous traitent bien.

La plus grande adaptation culturelle ?

La barrière de la langue, un peu, mais j’ai appris quelques mots.

Enfin, la question la plus fondamentale : Poutine ou viande fumée ?

Poutine, sans hésitation. Dunn’s a ma poutine préférée.

Dernier mot pour les partisans?

Je tiens à remercier les partisans d’être venus et de nous avoir soutenus pendant les hauts et les bas. Nous serons de retour l’année prochaine, avec une saison encore meilleure.

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