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8 mars 2022

« Tout le monde a le droit de vivre une vie sans violence » Comment David Brown aide les femmes et les enfants dans son quartier

Match des Alouettes de Montreal contre les Argos de Toronto le 22 Octobre 2021 au Stade Percival Molson de Montréal . Photo: Dominick Gravel / Alouettes de Montreal

Comme la plupart des joueurs de football, le joueur de ligne à l’attaque des Alouettes, David Brown, a fait face à l’adversité. L’ancien des Mustangs de l’université Western a déchiré le LCA dans son genou gauche lors du match de la Coupe Vanier 2017 contre l’Université de Laval. Cette blessure a mis en danger son futur dans le football.

L’athlète de 27 ans a trouvé un moyen de revenir en forme après une opération majeure au genou. Après un passage difficile chez les Stampeders de Calgary et l’annulation de la saison 2020, il a accepté un poste comme garde de sécurité à la Régie des alcools de l’Ontario. C’est à ce moment-là qu’il a dû sérieusement envisager la vie après le football.

Brown n’était pas encore remis de sa blessure pendant son court séjour avec les Stamps. Il n’a pas toujours eu l’occasion de faire ses preuves, et quand il a eu cette occasion, le ménisque de son genou réparé chirurgicalement n’a pas coopéré.

Une fois que Calgary a décidé de libérer Brown, il a eu de la difficulté à s’accrocher à une autre équipe. Mais comme il a la double citoyenneté (son père habite au Connecticut), il a été en mesure de participer à un match dans le Spring League en 2021. Il y avait un besoin pour un bloqueur à gauche, et Brown a décidé de participer à cette rencontre.

« Je suis allé au Spring League et j’ai joué un match. Le lendemain, Montréal m’a donné un contrat, après un match », a dit Brown, de chez lui, à London, en Ontario. « Ensuite, j’ai pris mon élan et j’ai eu une très bonne saison (à Montréal) l’an dernier. Ça a été un gros défi, c’est certain. »

Brown a joué 10 matchs avec Montréal en 2021, y compris trois départs au poste de centre. Il a subi une luxation du coude et a raté le dernier mois de la saison, mais il a pu revenir pour la demi-finale de la division Est à Hamilton.

Le directeur général Danny Maciocia lui a remis une nouvelle prolongation de contrat de deux ans au mois de décembre.

« Heureusement, les choses se sont bien passées à Montréal, a-t-il dit. J’aime tellement l’organisation. Je suis très reconnaissant pour l’opportunité qui m’a été offerte ici, à Montréal. »

Toujours là pour aider

Brown aime se battre dans les tranchées, mais il est complètement différent en dehors du terrain.

Il a déjà été accepté au collège des profs, mais il met ça en attente jusqu’à ce que sa carrière au football professionnel soit finie. Pendant la saison morte, il travaille comme professeur suppléant pour la commission scolaire catholique de London en Ontario.

Depuis le début de la pandémie, la commission scolaire manque de personnel, alors Brown a pu travailler presque tous les jours dans de nombreuses écoles.

« J’ai été accepté au collège des professeurs avant de signer avec les Alouettes, alors c’est quelque chose que je veux faire éventuellement », a dit Brown. « J’ai été accepté pour enseigner les mathématiques et les sciences de la 6e année jusqu’au secondaire quatre. C’est là que je commencerais. Mais plus je joue au football, plus je vais devoir attendre pour commencer ma carrière comme enseignant.

« Je rencontre des enfants. C’est drôle quand ils se demandent si je suis vraiment un joueur de football, ils te cherchent sur Google parce que tous ces jeunes ont des téléphones maintenant. Chaque fois qu’ils réalisent que je joue dans la LCF et ils trouvent ma page Wikipedia, ils deviennent tellement excités. C’est plutôt mignon quand ils commencent à faire ça. J’essaye simplement d’aider les enfants. »

Lorsque vous lui parlez pendant quelques minutes, il devient évident que Brown a une passion pour aider les gens à l’intérieur et à l’extérieur des écoles.

Chaque fois qu’il n’est pas en classe ou sur le terrain de football, il fait aussi du bénévolat au refuge pour femmes Anova dans sa ville natale.

Anova offre des endroits sûrs, des refuges, du soutien, des services de counseling et des ressources aux femmes victimes de violence, à leurs enfants et à toutes les personnes opprimées pour qu’elles puissent prendre un nouveau départ.

Le joueur de ligne des Alouettes a commencé à y faire du bénévolat à l’âge de 17 ans. Il admet qu’il lui a fallu un certain temps pour se rendre compte de l’impact qu’Anova avait sur la communauté, mais maintenant qu’il est plus vieux, il comprend mieux.

Brown n’a pas de tâches fixes à Anova, il fait juste ce qu’on lui demande de faire. Il a fait des travaux d’aménagement paysager au refuge ; il transporte des boîtes plus lourdes livrées par les banques alimentaires et il a aidé les femmes et les enfants à emménager dans de nouvelles maisons lorsqu’ils quittent l’établissement. Il a également participé à diverses activités caritatives.

« J’adore leur message selon lequel tout le monde a le droit de vivre une vie sans violence », a déclaré M. Brown. C’est une chose à laquelle je m’efforce de contribuer de toutes les façons possibles.

« Quand j’étais enfant, je comprenais un peu moins la situation. Je pensais que c’était un endroit où je pouvais aider et j’ai toujours fais de mon mieux pour les aider. Mais quand je suis devenu un peu plus vieux et que je comprenais pourquoi ces gens avaient besoin d’aide et la situation dans laquelle ils se trouvaient, tu te rends compte que tu représentes un groupe de personnes dont ils ont peur ou qui leurs ont données des problèmes. Tu essayes de donner le meilleur exemple possible, pour qu’ils n’aient pas ces problèmes violents à la maison. »

Brown a commencé à travailler à Anova parce que sa mère, Nancy Spittal, et la coordonnatrice des bénévoles, Carolyn Smale, sont des amies proches. Une fois qu’il était assez vieux et qu’il avait besoin de faire du bénévolat, Brown a immédiatement fait le lien entre lui et Anova et a demandé à Smale s’il pouvait aider.

Même s’il n’est pas autorisé à être dans le centre en ce moment en raison des mesures sanitaires qui découlent d’une pandémie mondiale, il essaie toujours de se présenter quelques fois par mois lorsqu’il n’est pas absent pour jouer au football à Montréal.

« J’essaie de faire tout ce que je peux pour les aider. Je sais que parfois, ces femmes sont sensibles à ce qu’elles ont traversé et je ne peux pas être trop proche. Je ne peux pas lancer une conversation ou des choses comme ça. J’essaie juste de montrer que j’aide la fondation et que je fais les petites choses autour de l’immeuble dont ils ont besoin, afin que ces femmes se rendent compte qu’il y a des hommes qui croient en la prévention de la violence faite aux femmes et qui croient à ces choses. »