@
7 septembre 2019

Une autre victoire de dernière minute pour nos Als

On l’a eu, encore une fois. Nos Alouettes ont remporté leur troisième match consécutif hier soir. Une victoire qui n’a pas été aussi écrasante qu’on l’espérait contre une équipe en difficulté, mais, comme Toronto, les Lions jouent mieux que leur fiche porte à croire. Le spectacle a duré jusqu’à la toute dernière minute – puisque visiblement on a un faible pour les victoires stressantes cette année -, jusqu’à ce que John Bowman fasse perdre huit verges à Mike Reilly en réalisant son deuxième sac du match avec seulement 17 secondes à jouer. Un revirement par essai plus tard, puis l’affaire était dans le sac. 21-16 Alouettes. Une autre victoire pour l’équipe, un autre quasi-arrêt cardiaque pour les fans.

« Ça m’a fait plaisir de voir John obtenir ces sacs et de le voir aussi actif. J’en ai presque oublié le premier essai raté, mais pas tout à fait, » a dit l’entraîneur-chef Khari Jones en riant en parlant de la fin de match rocambolesque.

Avant que John ne mette la main sur Reilly pour la seconde fois (mention spéciale à notre ailier défensif vétéran qui compte maintenant 130 sacs à son actif, le record de l’histoire des Alouettes !), Vernon Adams Jr a échappé le ballon lors d’une faufilade à la ligne de 27 des Lions avec moins d’une minute à jouer. C’est ce qui arrive quand ton quart-arrière est un homme à tout faire. Il y a du bon et du mauvais. Vernon est un athlète prodigieux. Il possède toutes les qualités d’un grand joueur de foot – il sait lancer, il sait courir, il sait se frayer un chemin à l’extérieur de sa pochette, il sait même attraper et, surtout, il n’a pas peur de prendre des risques. Parfois ça marche, parfois non. Avec l’aide de sa ligne à l’attaque, il a réussi trois faufilades avec brio, dont deux dans la zone des buts, permettant à l’équipe de prendre les devants dans la première mi-temps – pour une fois !

La quatrième tentative de faufilade a échoué. Ballon échappé. Ça arrive. À Moncton, Vernon a épaté la galerie avec sa passe en profondeur à Quan Bray dans le jeu truqué. Il a fait preuve d’audace et ça a fonctionné. Hier soir, Vernon a pris un autre risque à la fin du deuxième quart et le résultat n’a pas été aussi satisfaisant. Sur un premier essai, avec 30 secondes à jouer, il a causé un revirement en tentant une longue passe dans la zone des buts. On s’est tous un peu demandé pourquoi il n’a pas plutôt pris la voie de la simplicité comme l’équipe était déjà bien située pour un botté de placement, mais c’est Vernon et c’est pour ça qu’il est aussi excitant à regarder. Il y a du bon et du mauvais, mais surtout du bon.

« Je pense qu’il a essayé d’en faire un peu trop sur ce jeu. S’il avait mieux lancé, ça aurait été OK parce que je pense que le receveur était libre. Toutefois, le plus important dans ce contexte était de marquer des points, pas forcément un touché. On s’en est plutôt bien tiré dans ces situations jusqu’à présent, mais pas ce match-ci. On va en parler et travailler là-dessus« , a affirmé Khari Jones qui n’avait pas pour autant l’air fâché de la décision prise par son quart.

Néanmoins, Vernon Adams Jr est parvenu à mener l’attaque vers la victoire et c’est ce qui compte. Particulièrement parce que son fils de cinq ans, Kash, l’observait depuis les gradins.

Après l’interception, le niveau d’énergie de l’unité offensive a visiblement baissé. Les Lions nous ont expulsé du terrain à trois reprises sur des two-and-outs au cours du troisième quart, puis ont conservé la possession du ballon le reste du temps. Heureusement, la défense a plié sans pour autant céder une seule fois en 12 minutes sur le terrain. 12 minutes en un seul quart. Pas étonnant que les gars aient de la difficulté à marcher le lendemain ! Greg Reid et Boseko Lokombo, à qui le rôle de maraudeur va à ravir, ont tous deux été les plus productifs en matière de plaqués défensifs avec un total de six chacun.

D’une semaine à l’autre, le groupe de Bob Slowik de démord pas. Il n’était pas question que les gars laissent quelques erreurs nous bloquer l’accès à la victoire. Ils ont beaucoup trop de cœur au ventre pour cesser de se battre.

DeVier Posey non plus n’a pas laissé les petits écarts affecter son état d’esprit. Le receveur éloigné devenu ailier rapproché a réalisé deux réceptions importantes au centre du terrain qui ont permis de faire avancer les chaînes et de nous faire oublier ses deux échappés inopportuns. Son gain de 24 verges au deuxième quart a précédé le premier touché, tandis que son gain de 27 verges au quatrième quart aurait pu mener au touché décisif s’il n’avait été de l’échappé de Vernon.

À nouveau, le jeu au sol a été particulièrement efficace. Will Stanback était en grande forme, accumulant les verges et fonçant tel un bulldozer dans la défense de la C.-B. Fidèle à ses habitudes, notre DO a terminé le match avec 15 portées pour 78 verges et deux réceptions pour 55 verges. La bête est clairement de retour et ça fait clairement l’affaire de tous.

Les mains sûres de Quan Bray ont encore une fois été utiles. Le receveur a capté les trois passes lancées à son endroit, dont la passe de touché concluante au quatrième quart. Il avait prédit que nos Alouettes s’affirmeraient. Il n’a pas eu tort. Même si notre victoire n’a pas été aussi impressionnante ou excitante que les précédentes, elle était nécessaire. L’équipe se devait de faire oublier les défaites à domicile contre Ottawa et la Saskatchewan. Elle se devait également de montrer qu’elle sait gagner contre n’importe quel type d’adversaire, particulièrement ceux qui n’ont rien à perdre. C’est facile de se laisser prendre au piège dans ces circonstances.

Maintenant qu’ils ont démarré la deuxième moitié de la saison du bon pied, nos Alouettes entameront leur intense série de cinq matchs contre des équipes de l’Ouest avec la bonne attitude. Premiers sur la liste : les Roughriders de la Saskatchewan contre lesquels on a perdu entre autres parce que Dame Nature a décidé de se mêler de la partie. Vous vous souvenez de ça ? On parie que les gars, eux, sont loin d’avoir oublié.