@
6 octobre 2019

Nos Alouettes se taillent une place en éliminatoires grâce à une autre victoire enlevante

On a l’impression de dire la même chose encore et encore : cette équipe a énormément de coeur. En regardant les statistiques du match, jamais on ne croirait que la défense a eu un si gros impact sur le résultat final. L’attaque de Calgary a parcouru pas moins de 560 verges et marqué 17 points dans les 30 premières minutes de jeu. Pourtant, la fête à laquelle Bo Levi Mitchell et ses coéquipiers croyaient prendre part s’est terminée abruptement lorsque nos Alouettes ont effectué un retour en force au troisième quart. Devant la foule la plus folle qu’on ait vue depuis longtemps, notre équipe a signé sa deuxième victoire de la saison contre les Stamps en plus de se qualifier pour les éliminatoires pour la première fois depuis 2014. Tant de cœur. Tant d’émotions.

Tandis que l’attaque n’a pas connu la plus glorieuse des performances, la défense et les unités spéciales ont enlevé un gros poids des épaules de Vernon Adams. Le quart, qui a tout de même marqué son 12e touché au sol de la saison, a été un peu dur envers lui-même lors de sa conférence de presse d’après-match en accordant tout le mérite à ses coéquipiers.

« La défense était tellement combative. Des gars se sont blessés, Henoc a souffert, mais s’est relevé, Jarnor Jones a réalisé des jeux importants, Greg Reid… ils ont tous été bons! On a eu quatre revirements, je pense. Le touché marqué par les unités spéciales a également été un moment très important. Comme je ne jouais pas à mon meilleur, ce touché m’a enlevé de la pression. Je pense qu’il faut réellement souligner le travail de la défense et des unités spéciales. Leur contribution nous a permis de rester dans le match. »

C’était cinq revirements, en fait. Ryan Brown a été le premier à en provoquer un en réalisant une interception avec moins de deux minutes à jouer dans la première demie. Nos Als tiraient alors de l’arrière 17 à 7 et l’interception de Ryan a permis à l’équipe de regagner confiance tout juste avant la pause. Trois jeux plus tard, Geno Lewis effectuait un gain de 41 verges qui a placé Boris Bede en position parfaite pour réussir le botté de placement. Les Stamps menaient par une possession à la mi-temps. Rien de sorcier. Une situation à laquelle on est habitué.

« On ne s’en fait pas. C’est ce qui est bien, affirme fièrement l’entraîneur-chef Khari Jones. Cette équipe est tellement résiliente. Les gars ne s’attardent pas aux choses négatives et j’espère les avoir aidés à en arriver là parce que je ne m’acharne pas sur des erreurs non plus. Je n’y pense pas, je pense à ce qui est à venir. »

À vrai dire, personne – absolument personne – dans le vestiaire ne s’est laissé décourager par les erreurs et les blessures. Même si Tony Washington, Tevin Floyd et Ryan Carter ont dû quitter le match, le groupe entier est monté à hauteur des circonstances. Profitant de l’élan gagné en fin de deuxième quart, le nouveau venu Mario Alford a démontré sa vitesse une minute après le retour des deux équipes sur le terrain. Le retourneur, qui s’est joint à l’équipe plus tôt cette semaine, a plané sur 85 verges avant de mettre les pieds dans la zone des buts pour marquer notre deuxième touché du match. À partir de ce moment-là, les unités spéciales et la défense ont pris les choses en main. Calgary n’a pas été capable de répliquer… du tout. Grâce aux efforts livrés par la troupe de Bob Slowik, nos adversaires ne sont pas parvenus à marquer un seul point dans les 30 dernières minutes de jeu. On s’attendait à voir plus de pression sur Bo Levi Mitchell, mais l’approche visant à contenir plutôt qu’anéantir s’est révélée particulièrement efficace. Elle n’a pas, toutefois, empêché John Bowman de réaliser son 134e sac en carrière. Le plaqué pour des pertes de huit verges de notre vétéran sur un deuxième et quatre important de Calgary a semblé propulser l’équipe entière. Après le gros jeu de John, une courte séquence offensive et un temps d’arrêt qui a duré une éternité, Boris Bede a inscrit les trois points gagnants.

La tertiaire, qui s’est posée en frein à l’attaque par la voie des airs des Stamps à maintes reprises, a certainement été un élément clé de la victoire. La recrue Jarnor Jones est sortie du lot avec neuf plaques et un échappé recouvré, son premier revirement dans la LCF. Greg Reid et Boseko Lokombo se sont à nouveau montrés dominants. D’ailleurs, ce n’est qu’au moment où Boseko a rabattu une passe de Mitchell sur un troisième et six avec 1 :06 minutes à jouer qu’on a su qu’on l’aurait. Ou peut-être qu’on le savait depuis le début. La confiance qui règne au sein de l’équipe, autant chez les entraîneurs que chez les joueurs que chez les employés du bureau, est inégalée. Tranquillement on reconquiert les cœurs des fans de football et on le ressent. Le joueur étoile d’hier c’était notre 13e homme. Merci de croire en nous, Montréal. Le meilleur reste à venir.