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7 février 2020

Alouettes : Bolduc en terrains connus

MONTRÉAL – Suite du cocktail dinatoire des entraîneurs des Alouettes de Montréal, mercredi dernier, alors que je prenais un numéro pour parler à l’entraîneur des demis offensifs et, maintenant, adjoint à l’entraîneur-chef, André Bolduc.

Oui, Bolduc était un homme convoité, lors de cet événement sympathique de mi-semaine, au Stade olympique.

Après tout, il est officiellement, depuis quelques semaines, le bras droit direct de l’entraîneur-chef Khari Jones. Mais il l’a toujours été. Ce titre vient simplement sceller l’accord.

En effet, Bolduc, lui qui qui entamera, en 2020, sa 19e saison en tant qu’entraîneur – sa septième avec les Alouettes —, agissait déjà comme acolyte principal de Jones, en 2019.

Il sera donc en terrains connus en 2020.

« J’envisage mon nouveau rôle comme l’année passée », dit Bolduc. « C’est ce que je faisais (en 2019). “Coach” Jones en avait beaucoup dans son assiette et il en a encore… Il est tout de même entraîneur des quarts, coordonnateur offensif, en plus d’être l’entraîneur-chef. »

« Moi, je m’assure qu’il n’oublie rien. Qu’il soit au courant de ses horaires. Je te dirais que mon plus gros rôle, là où j’ai pris le plus de place, c’est sur le terrain. Jones passait beaucoup de temps avec les quarts et moi je faisais rouler l’entraînement. Mais ça, j’ai toujours fait ça, c’est en moi. M’occuper des horaires, des transitions sur le terrain, s’assurer qu’on n’oublie rien, les situations spécifiques. Alors, je lui proposais des choses et il me disait “hey, tu t’en occupes. Tant que c’est chose faite, c’est à mon goût”. »

« Le reste, c’est vraiment de m’assurer qu’on n’oublie rien par rapport à ce qu’on a à faire pendant l’année. On parle déjà de notre voyage à Calgary et en Saskatchewan. Est-ce qu’on va rester dans l’Ouest au début de la saison? Donc on est là-dessus. Et pendant les matchs, c’est de le (Khari Jones) soutenir avec les règlements. Parfois, il parlait avec les quarts et il y avait une pénalité sur le terrain. Alors, moi, j’étais là pour décider si on allait l’accepter ou pas. Et je gère les temps d’arrêt. »

Un rôle de soutien pour Bolduc, mais tout un rôle. Digne d’un Oscar.

Bien sûr, tout le monde a été soulagé, en début d’année 2020, que les Alouettes aient finalement trouvé de nouveaux propriétaires et, par la suite, un nouveau président et un nouveau directeur général.

Un soulagement partagé par André Bolduc.

« C’est vraiment du bon monde », dit Bolduc. « L’organisation a trouvé les bonnes personnes. On a des gars de football. On a Mario (Cecchini, le président des Als) qui est passionné et qui voulait travailler avec les Alouettes depuis longtemps. Le propriétaire, c’est un gars qui a l’air passionné, également. »

« On est très content. On sent aussi que ça rassure tout le monde. On vend des billets. Bref, tout est positif. »

Il est vrai que tout semble aller comme sur des roulettes pour l’organisation des Alouettes de Montréal, depuis les changements drastiques de 2019, lorsque l’entraîneur-chef ainsi que le directeur général ont été limogés, pour faire place à une nouvelle vision.

Principalement, l’attaque.

J’en ai parlé précédemment dans le texte sur LBJ, mais l’attaque au sol des Alouettes – moyenne de 5,7 verges par course et 21 touchés —, le demi offensif William Stanback en première ligne, a réellement fait des ravages, en 2019, permettant non seulement de gruger du temps au cadran, mais, aussi, permettant d’ouvrir la voie des airs et laissant place au spectacle du quart Vernon Adams Jr. et ses receveurs.

Mais l’arme terrestre par excellence des Als en 2019 tentera sa chance dans la NFL. Stanback sera difficile à remplacer. Mais Bolduc a plus d’un tour dans son sac. Et ça fait longtemps qu’il pense à la relève.

« J’ai fait une liste d’épicerie il y a longtemps », dit Bolduc. « Danny (Maciocia, le DG des Als) est en train de travailler là-dessus. Et je lui fais confiance. Il me donnera les chevaux dont j’ai besoin pour qu’on poursuive ce qu’on faisait de bien. Alors, ça ne m’inquiète pas du tout. »

« (Une bonne attaque au sol) enlève de la pression sur les épaules de Vernon, ça aide notre protection, on contrôle le ballon en termes de temps (au cadran). C’est très important. »

Bien hâte de voir qui patrouillera dans le champ arrière en 2020. Est-ce que Jeremiah Johnson sera de retour? Il a bien fait l’an dernier, lui qui était un membre du monstre à deux têtes des Als en attaque terrestre. 532 verges de gains et un touché, en 89 courses, pour un porteur de ballon considéré comme le numéro deux… Pas mal.

Parce qu’il faudra que les Als soient dominants au sol, afin de faire fonctionner l’attaque aérienne. Nous le savons tous, l’une ne va pas sans l’autre. Et après la saison 2019, les adversaires attendront les Oiseaux dans le détour.

Il y aura de la pression du côté de la troupe montréalaise.

« En fait, c’est de la pression qu’on se met nous-mêmes », dit Bolduc. « On a fait les éliminatoires l’an dernier. On voudra donc récidiver. Si on regarde la division Est, il y a eu beaucoup de changements chez les autres équipes. On va vouloir profiter de ça afin de connaître un bon début de saison. »

« Alors, oui, on va s’en mettre de la pression. »

« Les autres équipes vont nous attendre, mais nous aussi, on a des comptes à rendre à certaines d’entre elles. »