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16 février 2020

Un renouveau qui arrive à point pour l’ailier défensif Adrian Tracy

Il venait tout juste de terminer son assiette de pancakes lorsqu’on s’est parlé.

« Je suis un vrai gourmand, a-t-il admis. Je pense que je vais me plaire à Montréal. »

Tant que tu t’habitues aux crêpes minces, Adrian, tout va bien aller.

Même s’il affirme avoir l’appétit d’un ogre, Adrian Tracy n’a rien du physique de Shrek. Du haut de ses 6 pieds 3, 245 livres, il possède plutôt toutes les qualités athlétiques d’un ailier défensif des plus explosifs. Après avoir été repêché par les Giants de New York en 2010, Adrian a subi une dislocation du coude qui a freiné sa carrière dans la NFL. En 2015, il met alors les pieds au nord de la frontière, à Hamilton, et découvre le football canadien. Entre 2016 et 2017, il a réalisé pas moins de 85 plaqués défensifs et huit sacs du quart en 33 parties jouées avec les Tiger-Cats de Hamilton. Les regards se tournaient sur lui, décidément, Adrian faisait partie des étoiles montantes de la ligue. Puis, affligé à nouveau par une blessure, il a vu son temps de jeu être considérablement réduit dans la dernière année. Les hauts et les bas d’une carrière d’athlète professionnel, il les a vécus. Maintenant pleinement rétabli, il est plus que prêt à retourner au travail et atteindre son plein potentiel.

« J’ai vraiment hâte. Je suis un gars dévoué qui travaille extrêmement fort. C’est ma marque de commerce. Quand j’ai parlé à Danny Maciocia, j’ai été très clair. Quand je te donne ma parole, je te donne tout ce que j’ai. Je crois honnêtement que je suis plus fort et en meilleure position que l’an dernier, grâce à ma longue période de réhabilitation. »

Ensemble, l’éternel John Bowman, Woody Baron et lui pourraient former un trio menaçant pour les attaques adverses. Et même s’il est reconnu pour sa capacité à chasser les quarts, Adrian a l’avantage d’être suffisamment mobile pour se replier en couverture pour aider les secondeurs. C’est une arme très, très précieuse qui s’ajoute à l’unité défensive menée par Bob Slowik compte tenu des problèmes qu’elle a éprouvés l’an dernier en matière de pression sur le quart.

En restant sur la côte Est, Adrian ne s’éloigne pas trop de la région torontoise où il est confortablement installé avec sa fiancée, Kayla-Marie Williams, reporter pour la chaîne CP24.

« Ma fiancée restera chez nous, mais comme je ne pars pas trop loin, elle pourra faire le voyage régulièrement. Ça aussi, c’était important. D’ailleurs, Jessica Muamba (femme de Henoc) et elle se sont déjà parlé de faire le trajet ensemble. On est censé célébrer la St-Valentin tous les quatre, je suis certain qu’on en discutera davantage. »

Le changement d’environnement devrait donc se faire en douceur pour l’ailier défensif. D’ailleurs, le renouveau arrive à point, croit-il. En 2019, même s’il portait l’uniforme noir et jaune des Ticats, il sentait l’enthousiasme émanant du vestiaire montréalais et, déjà, avait envie d’en faire partie.

« Je connais Henoc, j’ai entendu parler de l’approche du personnel-entraîneur et je suis certain que j’aurai ma place dans ce groupe. C’est le mariage parfait parce que j’étais à la recherche d’une équipe qui m’utiliserait à ma juste valeur et les Alouettes cherchait quelqu’un qui pourrait contribuer au succès de l’équipe rapidement. Je me retrouve dans une équipe avec des gars qui ont dû travailler très fort pour arriver à remonter la pente. On va se rejoindre là-dessus. »

Et nous, on te rejoindra au camp d’entraînement avec une belle assiette de crêpes minces, Adrian.